Moins de particules fines dans l’air mais trop d’ozone et de dioxyde d’azote

Moins de particules fines dans l’air mais trop d’ozone et de dioxyde d’azote

Le bilan 2018 publié par Atmo Aura, l’observatoire de la qualité de l’air dans la région, montre un recul des particules fines dans l’air mais constate des dépassements pour l’ozone et le dioxyde d’azote.

Atmo Aura, l’observatoire chargé de la surveillance et de l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes publie son bilan 2018. Il confirme une tendance à l’amélioration pour les particules PM10 et PM2,5 avec un respect des valeurs réglementaires depuis la deuxième année consécutive. En revanche, des dépassements sont constatés pour le dioxyde d’azote, essentiellement sur des zones à proximité du trafic. Idem pour l’ozone, fortement présent et en augmentation constante depuis une dizaine d’années (+27%) sur une grande partie de l’est de la région et sur les zones d’altitude. Il touche plus de 2,6 millions d’habitants en Auvergne-Rhône-Alpes.

Des efforts à poursuivre

Pour Atmo Aura, les efforts doivent être poursuivis pour se rapprocher des seuils sanitaires préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plus de 3 millions d’habitants (42% de la population régionale) reste trop exposée aux particules PM2,5.  L’organisme estime aussi qu’il est nécessaire d’améliorer les connaissances et la surveillance de polluants non réglementés ou émergents, en particulier les PM1, les particules ultrafines (Puf), les pesticides et le carbone suie.

En Haute-Savoie

Avec des zones urbanisées denses, des infrastructures routières très fréquentées et une présence industrielle importante en fond de vallée, la Haute-Savoie est particulièrement sensible à la pollution atmosphérique. L’accumulation de polluants est encore aggravée par le relief et les conditions météorologiques. Selon Atmo, la qualité de l’air a continué, globalement,  de s’améliorer en 2018 mais une partie de la population demeure exposée.  Pour le dioxyde d’azote, 500 habitants ont été exposés, en proximité routière, à des concentrations supérieures à la valeur réglementaire (qui est égale au seuil OMS). Ce nombre atteint 12 200 personnes exposée pour les PM10, 450 000 personnes (56,7% de la population totale du département) pour les PM2,5. Et pour l’ozone, 350 000 habitants (44% de la population départementale) restent exposés à des niveaux dépassant la valeur cible pour la santé.

En Savoie

Sensible comme la Haute-Savoie à la pollution de l’air, la Savoie connait une amélioration globale et durable. En 2018, 300 habitants ont subi des niveaux de concentration en dioxyde d’azote supérieurs à la valeur réglementaire. Une centaine de personnes a été exposée à des niveaux supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS pour les PM10 mais les niveaux enregistrés autour de l’agglomération chambérienne et des axes routiers s’approchent souvent de ce seuil. Pour les PM2,5, près de la moitié des Savoyards (43,6% soit 186 000 personnes) sont exposés à des niveaux au-dessus de la recommandation de l’OMS. Le dépassement de la valeur cible pour la santé touche 40% de la population (77 000 habitants) pour l’ozone.

Crédit photo : H Villard /Hemisphair.fr

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