La PME de Tours-en-Savoie lève 200 000 euros pour financer sa croissance.
Chez Paillardet, le verbe lever se conjugue au quotidien. Conceptrice et fabricante de système de levage spéciaux, elle vient pourtant de relever un défi qui lui était jusque-là inhabituel : lever des fonds. En août, la PME de Tours-en-Savoie a bouclé une levée de fonds de 200 000 euros. Le fonds d’investissement Mermoz Pays de Savoie a réalisé l’opération.
« Cet argent nous servira à compléter nos moyens de production, explique Jean-François Reynaud, président de Paillardet, mais aussi à faire face à la croissance de notre activité (qui nécessite du cash), et à nous aider à nous développer et à nous structurer. »
Créée en 1961 par Charles Paillardet, l’entreprise a été rachetée en 2014 au fils de ce dernier, Jean-Claude Paillardet, par Jean-François Reynaud. Spécialisée dans la conception, la fabrication et le montage de systèmes de levage spéciaux, elle œuvre principalement dans quatre domaines d’activité : le BTP, les transports par câble, les énergies et le secours-sauvetage. « Depuis deux ans, précise le président, nous nous sommes lancés, en plus, dans le portuaire et la défense. »
Deux secteurs qui, selon lui, commencent à avoir « un impact significatif » sur le chiffre d’affaires, représentant déjà entre 5 et 10 % de ce dernier. Paillardet a réalisé un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros en 2021-2022 (dont 20 % à l’export) et devrait atteindre les 2 millions pour l’exercice en cours, avec ses quinze salariés. « Ces deux dernières années, nous avons affiché une croissance comprise entre 15 et 18 %, détaille-t-il. Notre ambition n’est pas forcément de croître à tout prix. Quand nous aurons atteint ce cap important des 2 millions, le but sera surtout de le consolider. »
Petit acteur des systèmes de levage, Paillardet entend bien faire reconnaître davantage son savoir-faire dans l’avenir, autant en France qu’à l’international. Quelques-uns de ses chantiers emblématiques y contribuent déjà, comme ses treuils mobiles conçus pour lever les capsules Poma sur la grande roue de Dubai, ceux permettant de manœuvrer des portes d’écluses sur le Rhône ou ceux qu’il conçoit pour le chantier du Lyon-Turin.










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