Pair et maire

par | 20 Mar 2014

A quelques jours des municipales, je me suis livrée à un petit calcul… Les femmes sont un peu moins de 10 % dans notre département à figurer parmi les têtes de listes. C’est légèrement moins bien qu’au niveau national, où elles seraient 17 % à prétendre aux fonctions d’édile, soit 20 000 candidates de plus qu’en 2008. Un chiffre à relativiser pourtant : les déclarations de candidature étant devenues obligatoires dans toutes les communes depuis… cette année. Deux questions me viennent alors à l’esprit : avait-on vraiment besoin de légiférer (encore…) pour instaurer la parité sur les listes électorales et cela a-t-il servi la cause des femmes ?

En effet, la loi du 17 mai 2013 a abaissé le seuil de la contrainte paritaire aux communes de 1000 habitants et plus. Déjà que les vocations ne sont pas forcément légion… En témoigne la difficulté de composer des listes. Baisse des dotations de l’Etat qui exige une plus grande créativité lorsqu’il faut trouver des fonds, fonction chronophage, responsabilité engagée dès le moindre accroc, complexification des règles… Mieux vaut être motivé.
Deux communes de l’Ain – Marlieux (931 habitants) et Pollieu (115 habitants) – n’ont même pas de prétendant. Pour d’autres, une seule liste s’est faite connaître. Voilà qui renforce la démocratie… De plus, n’emportez pas de stylo avec vous pour dimanche : le panachage ne sera plus possible pour les communes de plus de 1000 habitants. Il s’agit souvent de petites villes, ou villages, me direz-vous. Pourtant, qui dit élections, dit choix.

Alors, pourquoi imposer des listes paritaires ? Parce que sans cela, personne n’aurait courtisé les femmes pour les listes ? Je pense que la réalité est malheureusement là. Sans une loi (encore… et oui), la parité n’aurait pas été de mise. Et c’est bien dommage, les femmes représentent tout de même la moitié de l’humanité, normal donc qu’elles puissent trouver leur place dans les municipales ! La solution idéale ? Elle résiderait sans doute davantage dans une révolution des mentalités, plutôt que dans la contrainte. Mais dans le monde de l’entreprise, comme dans celui de la politique, est-on prêt à l’avènement de statuts plus justes ?

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