Pour plonger au printemps, il faut s’équiper maintenant. Aperçu des tendances.

Rendez-vous des piscines privées et publiques, des spas et de leurs accessoires, avec 1000 marques et 600 exposants, les salons Aqualie et Piscine se tenaient à Lyon entre le 13 et le 16 novembre. «C’est le moment où les professionnels renouvellent leurs stocks pour pouvoir construire les piscines cet hiver et les livrer à leurs clients, au printemps», explique Noëmi Petit, directrice des deux événements.

Et la grande tendance du moment, c’est l’automatisation, avec des solutions domotiques pour tester le niveau de pH, déclencher son traitement, sa pompe à chaleur ou sa couverture de piscine à distance. «Les gens veulent un bassin, mais un minimum de contraintes, confirme Frédéric Vinit, directeur commercial, de Mainaud Création, paysagiste et constructeur de piscines depuis 26 ans, à Bourg-en-Bresse, Saint-Genis-Pouilly et Mâcon. Les formes sont plus traditionnelles, mais le niveau d’équipement maximum pour un confort optimal. Tous exigent du chauffage, des traitements automatisés et des volets roulants. Et nous avons développé toute une gamme de contrats de maintenance, entretien courant ou vacances, pour répondre à ce souhait de se libérer des contraintes.» Pour Noëmi Petit, «dans cette période de crise, les gens sortent moins, passent davantage de temps au jardin et veulent être bien chez eux, en famille. La piscine entre dans cette envie de bien-être chez soi».

Autre tendance forte, le spa se fait une place de plus en plus prégnante, avec de véritables parcours sportifs et même de la nage à contre-courant. Une question de place, pour Frédéric Vinit. «Prix du foncier oblige, nous travaillons sur des terrains de plus en plus petits, notamment dans le pays de Gex. Cela oblige à beaucoup d’imagination. Et le spa, notamment les grands modèles dits spas de nage, s’inscrit beaucoup sur ce créneau des petits espaces.» Pour cette entreprise de 86 personnes et au chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros, la piscine représente 40 % de la branche jardin. «Les clients cherchent un interlocuteur unique pour l’aménagement de leur jardin, la piscine n’étant qu’un élément parmi d’autres.» Mainaud, lui, s’en tient au béton banché, une valeur sûre. Le secteur de la piscine est jeune et l’innovation constante. Pour éviter que le rêve ne tourne au cauchemar, mieux vaut peser le pour et le contre des différents modes de construction.