Initialement prévu au 1er janvier 2016, le décret interdisant les sacs en plastiques à usage unique, après avoir été reporté sine die, est finalement entré en vigueur au 1er juillet. Un report expliqué par Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, comme nécessaire pour « respecter un besoin de transition ». Conséquence : désormais, plus aucun sac de ce type ne doit être distribué. Ainsi, les sacs en plastique, d’une épaisseur inférieure à 50 micromètres, qu’ils soient gratuits ou payants, sont prohibés des caisses des magasins. Et à partir du 1er janvier 2017, devraient également être bannis tous les sacs ou emballages en plastique jetables, y compris ceux fournis pour emballer les produits frais, comme les fruits et légumes ou le fromage. Les consommateurs devraient toutefois se voir proposer des sacs réutilisables, soit de plus de 50 micromètres, ou des sacs en papier.
Pourquoi une telle mesure ? L’objectif affiché par le gouvernement est de lutter contre le phénomène dit du septième continent, originaire de la pollution agrégée en milieu marin. «Ce phénomène n’est pas issu des déchets des industriels, mais bel et bien de ceux des consommateurs, avance Ulrich Thomir, délégué régional d’Allizé Plasturgie. Le plastique, en soi, n’est pas polluant, mais visible. »