Plus d’un million de cyclistes sur la Voie verte d’Annecy

Plus d’un million de cyclistes sur la Voie verte d’Annecy

La fréquentation de la piste cyclable qui longe le lac d’Annecy a doublé en 20 ans.

Slalomer est parfois le terme qui convient pour décrire une sortie à vélo sur la piste cyclable longeant le Lac d’Annecy, entre Annecy et Marlens. La “Voie verte” est plutôt noire de monde certains week-ends ensoleillés. Et pour cause : en 20 ans, sa fréquentation a doublé.

C’est le constat réalisé par le Syndicat intercommunal du Lac d’Annecy (Sila), qui gère cet équipement (sur la rive Ouest uniquement). Une étude de fréquentation de la piste cyclable a en effet été réalisée durant l’été 2018. Plus d’un million de cyclistes (1 100 000 exactement) l’utilisent tous les ans entre Annecy et la plage de Sevrier. 15 à 17 % de ces personnes ne sont pas des cyclistes. Entre Sevrier et Doussard, la fréquentation est estimée entre 600 000 et 700 000 usagers annuels, dont 4 à 7 % de non cyclistes. Après Doussard, la Voie verte est nettement moins utilisée.

700 000 usagers fréquentent la portion Sevrier-Doussard. ©Gw_P_SILA

Si la proportion de ceux qui font du vélo “pour le sport” reste, selon l’étude, stable, celle qui concerne les loisirs et l’utilitaire compte pour 60 % des usagers, soit deux fois plus qu’il y a 20 ans. L’itinéraire attire également les piétons, joggers, rollers et autres promeneurs de chiens, mais leur nombre ne serait “significatif qu’au départ d’Annecy et jusqu’à Sevrier“. Enfin, près des deux tiers des usagers résident dans l’agglomération.

Tout ce petit monde semble relativement bien cohabiter au regard du taux d’accidentologie qualifié de “très faible” (avec seulement 69 accidents resencés en 4 ans par les pompiers). Pourtant, le sentiment d’insécurité va grandissant.

Le Sila envisage donc d’élargir la voie à 4 mètres (contre 3,20 à 3,60 m actuellement), dans un premier temps entre Sevrier et Doussard. Des travaux qui pourraient avoir lieu en 2021.

Plus rapidement, une nouvelle signalétique va faire son apparition, notamment pour rappeler les règles en cours. “On a un souci avec les trottinettes électriques, indique Pierre Bruyère, président du Sila. Normalement, elles ne devraient pas se trouver sur la piste. Il y a là un vide juridique…”

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