La région veut mettre le grand braquet

par | 29 Juin 2017

Auvergne-Rhône-Alpes annonce un plan d’investissement de 40 millions d’euros pour aménager 400 km de voies vertes et devenir numéro un en Europe pour le tourisme à vélo.

Le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes investira 40 millions d’euros pour soutenir le développement du tourisme à vélo et se hisser au premier rang européen dans le domaine. Les investissements vont se concentrer sur les itinéraires les plus emblématiques, permettant un maillage et une connexion avec les régions limitrophes. Il s’agit de compléter les infrastructures réalisées depuis une vingtaine d’années pour offrir au final un réseau de 1700 km de véloroutes et voies vertes structurantes.

 Six itinéraires d’intérêt régional

Les six itinéraires d’intérêt régional identifiés sont la Via Rhôna, la Via Fluvia, la Saône, le Val d’Allier, La Loire et les traversées alpines. Sur chacun d’eux, la région accompagnera et/ou impulsera la mise en place d’une gouvernance adaptée associant les collectivités et partenaires concernés. Elle s’engage également à les étendre de 200 km au minimum sur la période 2017-2020. S’ajouteront 200 autres km pour les boucles locales et réseaux secondaires.

La véloroute du futur

Un tronçon de véloroute ou voie verte choisi sur la base d’un appel à manifestation d’intérêt devrait mettre en œuvre des technologies innovantes en matière d’énergie et de numérique. Il expérimentera un enrobé solaire, des recharges électriques vertes, des solutions d’accès nouvelles au wifi,  de réalité augmentée et autres usages numériques.

Un marché de 2 milliards d’euros par an

La politique touristique régionale vise les clientèles européennes et française. La France constitue la deuxième destination mondiale et la première destination programmée par les tours opérateurs spécialisés dans le tourisme à vélo. Ce marché génère 2 milliards d’euros par an dans l’économie nationale et représente 16 500 emplois. Le marché est particulièrement intéressant car il est en croissance soutenue (plus 10% par an en France) et la dépense moyenne du cyclotouriste (75 euros/ jour) est nettement supérieure à la dépense moyenne du touriste en séjour. A titre d’exemple, le potentiel économique de la ViaRhôna est estimé à 35 millions d’euros par an soit 43 000 euros par km et par an pour une infrastructure dont le coût moyen est de 100 000 euros/km.

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