Un décret et un arrêté publiés le 28 décembre 2012 étendent la RT2012 à la construction de bâtiments à usage industriel et artisanal, d’hôtels, de restaurants et de commerces. Elle ne s’applique toutefois pas «aux constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation de moins de deux ans», «aux bâtiments et parties de bâtiments destinés à rester ouvert sur l’extérieur», à ceux «dont la température normale d’utilisation est inférieure ou égale à 12°C», ni à ceux qui, «en raison de contraintes spécifiques liées à leur usage, doivent garantir des conditions particulières de température, d’hygrométrie ou de qualité de l’air, et nécessitent de ce fait des règles particulières». De même, les locaux «chauffés ou refroidis pour un usage dédié à un process industriel» sont exclus par le texte, ce qui ne manque pas de poser des problèmes d’interprétation, observe Laurent Chabalier, ingénieur bâtiment à la DDT, invité par la CCI à présenter ces nouveautés, mardi 19 mars à Bellignat.

Dans un souci d’économie d’énergie, la RT 2012 fixe un objectif de consommation des bâtiments inférieur à 50 kWh/m2/an. «Pour s’y conformer, nul besoin de révolution technique, note Laurent Chabalier, il suffit d’augmenter les apports de lumière naturelle et les épaisseurs d’isolant.» …