À Bourgoin-Jallieu, comme dans d’autres villes, des professionnels ont augmenté leurs prestations. Il s’agit d’une hausse liée au coût de la mise en place du protocole sanitaire. Pourtant, d’autres, ont fait le choix de jouer la “carte” de la solidarité.

Le 17 mars, les salons de coiffure, au même titre que les commerces jugés non essentiels, ont dû baisser rideau. Les ciseaux confinés pendant 7 semaines ont repris du service depuis le 11 mai. Le temps du confinement, les cheveux ont bien poussé et sont devenus indomptables.

Si les messieurs ont eu droit à des tontes en bon et due forme, l’exercice était plus délicat pour les dames. Qu’à cela ne tienne puisque les réseaux sociaux se sont transformés en salons de coiffure virtuels. Ce qui a donné lieu à des créations originales qui ont fait dresser les cheveux des professionnels. L’occasion nous a encore été donnée de constater que les “brunes ne comptaient pas pour des prunes”, les blondes platines se faisant de plus en plus rares.

Une répercussion chiffrée à 2 €

Si se rendre de nouveau chez son coiffeur signifie que l’on retrouve du lien social, sachez qu’il vous en coûtera plus cher. À ce sujet, bon nombre de coiffeuses et coiffeurs coupent court à tout débat en faisant s’envoler la hausse de la prestation. Cela varie entre 2 et 7 € par “tête”, bien que la répercussion réelle soit chiffrée à 2 € ! Parallèlement à cette hausse, et plus rarement, d’autres ont fait le choix de conserver leurs tarifs d’avant confinement.

Ce qui change encore chez le coiffeur, c’est l’attente. Pour certains, elle se fait dans le salon, et pour d’autres, en extérieur ou dans la voiture. Pour des raisons d’hygiène, les magazines à feuilleter tout comme les petites attentions (café, thé, biscuits) ont disparu.

Il est clair que le coronavirus a des répercussions assez lourdes dans notre nouvelle vie.

Des normes d’hygiène déjà en action

« Chez les coiffeurs comme dans d’autres métiers de la beauté, nous désinfectons nos instruments, serviettes de toilette et peignoirs. Tout le nécessaire du coiffeur doit être entretenu de manière à ne transmettre aucune affection contagieuse, c’est le b.a.-ba de la profession » rappelle Annabelle Velon, du salon de coiffure berjallien N°7 Anabel. À l’annonce du déconfinement, les coiffeuses, coiffeurs et autres professions ont mis les bouchées doubles afin d’être opérationnels le jour “J”.

Pour Annabelle Velon la question financière elle l’a abordée avec son mari. « Nous sommes tombés d’accord sur le fait que ce n’est pas le bon moment pour augmenter le coût des prestations. Nous devons être solidaires les uns envers les autres. Et dans mon optique, ce qui est perdu est perdu. Nous devons passer à autre chose. De mon côté j’ai installé un écran de protection plexiglas sur mon comptoir. Quant au gel hydroalcoolique il m’a été envoyé par mes fournisseurs. Mon investissement se trouve dans l’achat d’un sèche-linge, et nous devrions bénéficier d’aides régionales » ajoute Annabelle Velon.

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Par Carole Muet