Sapin : un avenir moins épineux

Sapin : un avenir moins épineux

Selon une étude récente de Fibois Auvergne Rhône-Alpes, le sapin est une essence d’avenir.

Selon l’Observatoire économique de l’interprofession nationale de la filière forêt bois, l’indice des prix des bois sur pied en forêt privée a bondi de 8 % en 2018. C’est surtout au douglas (+ 4 %), à l’épicéa de Sitka (+ 18 %) et au chêne (+ 11 %) qu’est due cette progression. En revanche, la demande est en baisse concernant l’épicéa et le sapin. Une situation qui pourrait bien changer pour cette dernière essence, si l’on en croit une récente étude réalisée par la Fibois Auvergne Rhône-Alpes (Filière bois Auvergne Rhône-Alpes).

A l’avenir, le sapin devrait supplanter l’épicéa. Crédit photo : Pôle Excellence Bois des Savoie

Le “temps du sapin” n’est, selon elle, plus très lointain. Plus résistant aux effets du réchauffement climatique que l’épicéa et le pin maritime, il devrait peu à peu s’imposer. La ressource nationale sur pied s’élève à 180 millions de mètres cubes et croît d’environ 1 million de mètres cubes par an. Dans la région, il représente 80 millions de mètres cubes.

L’essence est appréciée car elle est rustique, saine et abondante. Crédit photo : Sylvie Bollard

Les débouchés actuels de l’ensemble des résineux sont les suivants : emballage-coffrage (31 %), menuiseries (29 %), charpente traditionnelle (29 %), bois techniques (11 %). Le sapin est quant à lui essentiellement utilisé pour le coffrage, la charpente traditionnelle et, dans une moindre mesure, l’emballage.

L’essence compte aussi un certain nombre d’inconvénients aux yeux des professionnels. Les très gros bois y sont par exemple abondants. Les problèmes de sciage et de séchage sont fréquents. Les bois reconstitués le concurrencent vivement alors qu’il souffre déjà d’une image déficitaire, quand il en a une.

Fibois Aura note en conséquence une “attente forte de la filière pour faire émerger une dynamique collective autour du sapin, véritable essence d’avenir“. Sur le marché français, elle cite de nouveaux débouchés potentiels, notamment sur des bois séchés (non structurels tels que le parement intérieur, la décoration et l’ébénisterie ; structurels tels que le bois d’ossature, les bois techniques, les bois collés et les ouvrages remarquables). Mais elle met en garde : “La capacité des transformateurs à sécher correctement le sapin est la principale clef technique pour conquérir de nouveaux marchés car il est nécessaire de fournir des produits normés, donc fiables et rassurants. Mais le surcoût engendré par un séchage long et délicat reste une problématique économique majeure à surmonter“.

En Pays de Savoie, les difficultés d’accès à la ressource représentent un frein de plus à l’exploitation (ici par câble). Crédit photo : Sylvie Bollard

Lisez aussi notre dossier consacré au bois dans notre édition du 10 mai.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANNONCES LÉGALES : CONSULTEZ ET PUBLIEZ !

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

PUBLICITÉ

ARTICLES LES PLUS LUS

PUBLICITÉ