La sécurité incendie, un essentiel en entreprise

par | 6 Mai 2021

Selon la CCI lors d’un webinaire, près de 70 % des sociétés victimes d’un sinistre disparaissent dans les mois qui suivent.

« Une action de secours est réalisée toutes les douze minutes par les sapeurs-pompiers de l’Ain et on compte deux sinistres par semaine, que ce soit des départs de feux, des explosions, des fumées ou des incendies, qui sont déclarés dans les entreprises, explique Jérôme Caposiena, ingénieur conseil en maîtrise de l’énergie, à la CCI de l’Ain. Près de 70 % des entreprises victimes de ces sinistres disparaissent dans les mois suivants. »

Mardi 27 avril, la CCI de l’Ain a diffusé un webinaire sur la sécurité incendie en entreprise. Un risque bien présent à en croire l’ingénieur conseil de la Chambre. « Le 17 octobre dernier, une plateforme logistique a pris feu à Reyrieux, soit 16 000 mètres carrés ravagés. Grâce aux 70 pompiers sur place, 22 000 mètres carrés ont pu être sauvés. Près de 300 salariés sont impactés par cet incendie. Ceci n’est qu’un malheureusement qu’un exemple parmi d’autres dans l’Ain. »

Culture sécurité

Pour parer au danger ou en tout cas le limiter, il est possible de bénéficier de l’action culture sécurité. Il s’agit d’un partenariat entre le Sdis et la CCI, qui se concrétise par la mise à disposition d’un officier sapeur-pompier professionnel en charge de la sensibilisation à travers l’organisation de webinaires ou d’ateliers, et de la mise en œuvre du diagnostic culture sécurité. Ce dernier process est individualisé et personnalisé et permet de mettre en œuvre le plan d’action issu de ce diagnostic.

« Cette démarche est composée de quatre objectifs. Nous cherchons d’abord à supprimer les causes potentielles d’un incendie. Le second est la sauvegarde des personnes en favorisant leur évacuation. Le troisième est de réduire l’importance des conséquences matérielles et environnementales. Enfin, nous cherchons à faciliter l’éventuelle intervention des sapeurs-pompiers », développe le commandant Martial Foissotte, chargé de mission culture sécurité à la CCI de l’Ain.

Pour répondre à ces objectifs, trois leviers sont possibles. Le premier porte sur la conception des lieux et l’aménagement des situations de travail. Il est ensuite impératif d’effectuer une démarche d’évaluation et de réduction du risque. Enfin, les mesures de prévention technique, organisationnelles et d’informations des salariés permettront de gagner en efficacité en cas de sinistre.


Les questions qu’il faut se poser

Pour le commandant Martial Foissotte, certaines questions permettent de se situer assez rapidement sur le risque incendie.

« On peut se demander si, en tant que dirigeant, on s’intéresse assez à la sécurité incendie. Est-ce que l’on impulse véritablement une culture du risque incendie dans mon entreprise ? Est-ce que j’ai correctement rédigé mon document unique d’évaluation des risques ? Suis-je préparé à faire face à un événement, notamment avec un plan de continuité d’activité ? Mes bâtiments sont-ils sûrs ? Ai-je des murs coupe-feu ? Quels sont les risques extérieurs à l’entreprise, comme le feu de végétation ? Ai-je suffisamment de salariés formés et exercés ? Les consignes et plans d’évacuation sont-ils à jour, affichés et connus ? Est-ce que j’ai mis à disposition des sapeurs-pompiers un plan spécifiant les risques et ce que je veux sauvegarder en priorité ? » énonce-t-il.


Joséphine Jossermoz

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