Tour de France : D’énormes retombées attendues

par | 29 octobre 2015

Les épreuves des 16 et 17 juillet seront l’occasion de valoriser le territoire, à travers deux sites majeurs, le Parc des Oiseaux et le col du Grand Colombier.

Au-delà de la fierté légitime que l’on peut tirer du fait de compter deux étapes du Tour de France, dans l’Ain, en 2016 — seul le département de la Manche fait mieux, avec trois épreuves —, les différents acteurs du territoire attendent de solides retombées économiques de ce rendez-vous sportif. «Le 11 juillet 2012, le Tour empruntait pour la première fois le col du Grand Colombier, « le géant du Bugey ». Cet événement a fait date dans le développement touristique de notre région. Depuis, des centaines de cyclistes, dont des clubs étrangers, viennent chaque week-end à partir de mai, affronter ce colosse, ce parcours réputé pour sa technicité. Notre ville a toujours su sublimer ses atouts : sa gare entre Grenoble, Chambéry et Genève, son tissu industriel et artisanal, son environnement et, aujourd’hui, son Grand Colombier, « balcon du Bugey »», rappelle le maire de Culoz, Franck André-Masse. Mais là, c’est un pont d’or qui lui est fait. Culoz sera à l’arrivée, après une double ascension d’un col reconnu comme l’un des plus durs à franchir. Et l’épreuve aura lieu un dimanche, le 17 juillet, ce qui garantit une audience maximale. «Cent quatre-vingts pays rediffusent les images du Tour en direct et en différé», rappelle avec délice François Belay, l’un des animateurs officiels de cette compétition mythique.

Naissance d’un mythe

«Les organisateurs ont la volonté de faire du Grand Colombier, un événement marquant, avec peut-être une récurrence», souligne Damien Abad, député et président du conseil départemental qui a, semble-t-il, mené un gros travail de lobbying pour convaincre l’ASO de dérouler une épreuve 100 % sur notre territoire. «Nous pouvons faire de ce col, un vrai mythe, en l’espace de quelques années, confirme Thierry Gouvenou, directeur sportif du Tour de France. Notre priorité, depuis trois ou quatre ans, est que les coureurs apprennent à se méfier du Jura, des Vosges… Il n’y a pas que les Alpes ou les Pyrénées.»

Atouts touristiques

L’Ain a saisi la balle au bond. Il tient l’occasion de valoriser ses paysages et ses atouts cyclo-touristiques. La veille de la déjà mythique épreuve Bourg-Culoz, l’étape Montélimar/Villars-les-Dombes arrive au Parc des Oiseaux, un site dont le Département veut faire la porte d’entrée du tourisme sur l’ensemble de son territoire. Plus linéaire, moins vallonnée, mais longue de près de 210 km, elle constitue pour les sprinteurs, l’une des rares occasions de s’exprimer, sur une édition 2016 très montagneuse. «Nous allons bénéficier d’une après-midi entière de publicité à la télévision», se réjouit Henri Cormorèche, président du Parc des Oiseaux. Le site prend à sa charge les 110 000 euros que les lieux d’arrivée doivent verser à l’ASO, la société organisatrice du Tour. «Une manière de montrer que nous ne jouons pas une carte individualiste, mais que nous avons vocation à tirer l’ensemble du territoire», souligne encore Henri Cormorèche.

Bourg-en-Bresse, déjà ville de départ en 2014, renouvelle l’expérience avec enthousiasme. Les droits à verser à l’ASO s’élèvent à 65 000 euros, auxquels il faut ajouter 50 000 à 60 000 euros de frais d’organisation, de mobilisation des agents municipaux, etc. «Mais, au jour de l’épreuve, rien qu’en termes de commerce et d’hôtellerie, les retombées sont déjà supérieures à cette dépense, assure le maire, Jean-François Debat. Imaginez en plus les retombées immatérielles du départ d’une épreuve présentée partout comme capitale !»

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