Suite à l’article publié le 3 mai 2026 par Mediapart révélant une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Vulli est dans la tourmente. L’industriel est pointé, entre autres, pour une délocalisation massive de la production en Chine de son produit phare, Sophie la girafe, dont il met en avant la fabrication française et artisanale. Depuis sa création il y a 65 ans, l’iconique jouet en caoutchouc naturel a été vendu à plus de 70 millions d’exemplaires dans 85 pays sur cinq continents. Membre de l’Association des créateurs et fabricants de jouets français (ACFJF), l’entreprise souligne, dans ses communications, le savoir-faire des employés de son usine de Rumilly. En 2020, elle a bénéficié d’une assurance prospection de Bpifrance « pour pénétrer le marché chinois », dont la banque publique d’investissement ne dévoile pas le montant. Son dirigeant a expliqué, à l’AFP, que le transfert de la production en Chine compense les problèmes de cadences de l’usine de Saint-Nabord (Vosges) sortie de terre en 2017.
Vulli qui n’a pas répondu à nos sollicitations a vu son chiffre d’afffaires tomber de 35,3 M€ en 2021 à 28,7 M€ en 2024.
Sophie Boutrelle
Photo @DR








0 commentaires