Le fondateur des Company Cup (ex-Corporate Games France) dévoile, pour Eco, une personnalité riche et diversifiée, en permanence jalonnée d’une grande ouverture aux autres et de l’envie de créer. En complément de l’interview parue dans Eco Savoie Mont Blanc de vendredi 11 juin 2021, retrouvez ci-dessous plus de détails sur son parcours de jeunesse et son début de carrière.
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Quel a été votre parcours ?
Emmanuel Piegay – Je suis né à Lyon mais j’ai grandi en Maurienne, à La Chambre. J’ai donc très tôt baigné dans le sport et la montagne, avec le ski, la randonnée, l’escalade puis l’alpinisme, le trail… J’ai passé mon Bac à Saint-Jean-de-Maurienne (ndlr : mention très bien) puis j’ai effectué des études en sciences politiques (Sciences-Po Grenoble) puis en commerce, avec un DESS (équivalent du master II) en Asian Business à l’Univeristé de Lyon III et à la Shangaï University (NDLR : plus tard il a complété cette formation initiale par un EMBA “entrepreneurship” à l’IAE d’Aix-en-Provence puis un MBA “management et finance” à la Aalto University Executive Education Ltd).
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L’Asie, c’est une de vos passions ?
Oui, j’ai été initié jeune au tai-chi-chua (ndlr : art martial “interne” chinois basé sur les énergies), par ma grand-mère, et cela m’a poussé à m’intéresser à l’Asie et à la culture chinoise. C’est aussi là-bas que j’ai commencé ma carrière professionnelle, dans l’industrie automobile : j’étais chargé d’aider des équipementiers européens à développer leurs activités en Chine, via des partenariats ou des installations.
C’est cette connaissance du monde de l’automobile qui vous a ouvert les portes d’Entreprise Rhône-Alpes international (Erai)* ?
Oui. Avec le rachat de Renault Véhicules industriels (aujourd’hui Renault Trucks) par Volvo, Erai a créé une antenne en Suède pour aider les entreprises rhonalpines à décrocher de nouveaux marchés là-bas. Je me suis installé à Stockholm (2002-2007), ce qui m’a permis d’apprendre le suédois.
*Erai a été mis en liquidation judiciaire en 2015 et les suites de ce dossier alimentent encore la polémique actuellement. Mais les activités évoquées par Emmanuel Piegay n’est pas concernées.
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Vous avez ensuite poursuivi dans l’automobile mais au sein d’une PME…
Oui. Après une rencontre avec l’ingénieur Vianney Rabhi, son fondateur, j’ai rejoint la société lyonnaise MCE-5, qui développe des moteurs à compression variable. J’en suis d’ailleurs toujours actionnaire (ndlr : la PME a déposé de très nombreux brevets mais peine toujours à convaincre les constructeurs d’industrialiser ses innovations).
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Mais c’est aussi un adepte du taï-chi-chuan et de l’aïkido (photo : DR)
Vous avez importé les Corporate Games (devenus Company Cup) en France mais la crise sanitaire vous a fauché en plein développement. Du coup, vous avez écrit un livre… sur la démocratie directe. Pourquoi ?
J’ai toujours été passionné par les réflexions sur notre société. Avec la crise j’ai eu un peu plus de temps pour moi et j’ai voulu participer au débat, apporter ma petite contribution. Notre société doit s’orienter vers une transition économique, sociale et environnementale et pour cela il faut une adhésion populaire en faveur de ces changements : la démocratie directe favorise cette adhésion.
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Pour en savoir plus sur ce livre consacré à la démocratie directe et qui aborde de multiples enjeux sociétaux mais aussi pour découvrir le parcours d’entrepreneur d’Emmanuel Piegay et les (grandes) ambitions des Company Cup, plongez-vous vite dans la grande interview qu’Emmanuel Piegay nous a consacré dans Eco Savoie Mont Blanc du 11 juin 2021.
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