Jusqu’au 13 juillet, 36 affiches d’artistes locaux sont visibles sur les vitrines de commerçants saint-joriens.
Quatorze vitrines muées en murs d’exposition : c’est l’horizon qu’ont accepté de donner quatorze commerçants de Saint-Jorioz à 36 artistes de la région. Ces derniers y exposent, jusqu’au 13 juillet, des affiches de leurs œuvres. Une initiative intitulée L’art s’affiche, mise sur pied dans le prolongement de celle qui avait déjà eu lieu dans les commerces annéciens fermés début mai.
« L’objectif est de donner de la visibilité aux artistes, mais aussi de sortir des galeries et de prouver que l’art peut être partout », expliquent Elodie Tribut, artiste plasticienne et Elize Schneider, photographe. Avec Patricia Cazorla et Laure Littoz-Monet, photographes également, elles constituent le collectif L’art s’affiche qui, avec l’association Les Appartés, a monté ce projet.

Au total, 36 artistes, la plupart professionnels, ont été invités pour faire figurer leurs œuvres sur des affiches. Et dans la foulée, restaurants, boucherie, salons de coiffure, supermarché, boutique de vêtements, etc. sont devenus des galeries éphémères. « On a senti une vraie volonté d’échange avec nous, une vraie solidarité avec la culture et l’art en général », se félicitent les deux femmes.
Très durement touchés par les confinements successifs, les artistes indépendants n’ont en effet eu quasiment aucune visibilité durant tout ce laps de temps. Ni aucune aide. Les éventuels ateliers qu’ils proposaient ont dû être annulés et les lieux d’exposition qui les mettaient en valeur n’étaient plus accessibles. Isolés dans leur atelier par nature autant que par obligation, ils avaient aussi besoin de se regrouper. « L’émulation nous fait du bien ! » confirment-elles.
Peintres, sculpteurs, bijoutier, verrier, photographes, grapheur… ont donc réalisé une affiche d’une de leurs œuvres. Un plan, proposant un parcours d’une vitrine à l’autre, permet de les trouver plus facilement. « Et, comme nous l’avons déjà fait à Annecy, les affiches pourront éventuellement être vendues en cas de demande. »

Enfin, parce que le support choisi donne beaucoup de souplesse, le collectif cherche désormais un lieu unique, dans la région annécienne, pour exposer les 36 affiches ensemble. « Ça pourrait être dans la rue, sur des panneaux par exemple », se prennent-elles à rêver. Une façon de dépoussiérer le mot exposition.









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