Agriculture : un été favorable à la production laitière

Agriculture : un été favorable à la production laitière

La production laitière a fait le plein en mai et juin en Pays de Savoie, la propulsant 5,8 % au-dessus de sa moyenne quinquennale.

Si le troisième trimestre a globalement été compliqué à gérer en agriculture, avec un printemps froid suivi d’épisodes de grêle, de tempêtes, de canicule et de sécheresse, la collecte laitière s’en tire particulièrement bien en Pays de Savoie. C’est l’un des enseignements de la note de conjoncture agricole récemment publiée par la Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc.

De mai à juillet, la collecte progresse ainsi de 1,3 % par rapport à la même période de 2018 et se situe 5,8 % au-dessus de sa moyenne quinquennale. Dans les zones de plaine, l’herbe était de très bonne qualité jusqu’à la mi-juin. Puis la canicule a ralenti sa croissance. En Haute-Tarentaise, certaines parcelles ont donné 30 % de foin en moins à cause de la chaleur.

En Savoie, les descentes d’alpages ont dû être anticipées de quinze jours en moyenne faute d’herbe ou d’eau suffisante. Crédit photo : DR

Logiquement, la production fromagère est elle aussi en progression, à l’exception de l’emmental et de la tome des Bauges. Le premier a souffert de reports de lait vers la fabrication de raclette de Savoie IGP, et la seconde voit sa production reprendre légèrement en août. A noter que le reblochon, mis à mal l’année dernière, redresse sa situation avec des ventes en laitier à + 11,3 % en mai, + 47,6 % en juin et + 2,6 % en juillet. Sur les sept premiers mois de l’année la commercialisation affiche + 1,02 % en laitier, mais – 0,87 % en fermier. La raclette de Savoie se porte plutôt bien avec des ventes à + 15 %.

L’emmental a souffert du report du lait sur la fabrication de raclette de Savoie. Crédit photo : DR

La conjoncture est plus morose pour la viande, avec un marché “encombré” pour les veaux de huit jours, des cours “moyens” pour les vaches de réforme, un marché intérieur saturé par les importations concernant les agneaux.

La viticulture signe quant à elle un bon millésime avec des quantités raisonnables (116 000 hl, soit 7 % de moins qu’en 2018). 3 000 hectolitres ont été perdus à cause de l’épisode de grêle du 15 juin.

Ce troisième trimestre s’est avéré difficile pour les maraîchers confrontés à un manque de luminosité au printemps puis à de fortes chaleurs estivales. Tomates, poivrons et aubergines ont perdu 20 % de leur rendement, car cultivés sous serre. A l’inverse, les rendements sont bons pour les cultures d’automne.

Les cultures de plein champ irriguées ont moins souffert de la chaleur. Crédit photo : SyB

En arboriculture, la récolte s’avère “très satisfaisante“, mais la campagne commerciale a été un peu longue à démarrer du fait de la présence tardive sur les étals des fruits d’été. La dernière semaine de septembre a rassuré les esprits avec + 15 % par rapport à 2018.

Enfin, les céréales s’en sortent plutôt bien avec des rendements élevés pour les orges, moyens pour les maïs, mais décevants pour les colzas. par ailleurs, les cours se sont redressés.

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