Le projet de bus à haut niveau de service (BHNS) vient de franchir de nouvelles étapes qui laissent espérer une ouverture en 2029.
Il n’avait plus tellement fait parler de lui depuis le lancement de la concertation publique préalable en 2019. Pourtant, le bus à haut niveau de service (BHNS) de Trévoux à Lyon Part-Dieu avance.
« Nous lançons dès le 28 mars, les procédures administratives, en particulier la déclaration d’utilité publique (DUP), a annoncé, une semaine plus tôt, Frédéric Aguilera, vice-président de la Région aux transports. Nous prévoyons une ouverture de la ligne en 2029, ce qui signifie que le projet a connu pas mal d’avancées, en matière d’études, de concertations préalables, d’acquisitions foncières – notamment de la voie ferrée dont les rails ont été démontés entre l’été et l’automne –, de sondages d’archéologie préventive et d’inspections sur les ouvrages d’art. Des viaducs vont en effet être repris. Pour celui de Rochetaillée, nous prévoyons de changer le tablier, tandis que les piliers seront conservés pour garder l’esthétique de l’ancienne voie ferrée. »
Vont suivre, l’enquête publique en fin d’année, l’arrêté de DUP et les autorisations environnementales mi-2026, puis le lancement des travaux au troisième trimestre. D’une longueur de 28 km, dont 15 sur l’ancienne voie de chemin de fer, 3 km sur voirie et 10 km sur infrastructures existantes, le parcours devrait durer de 60 à 65 minutes, avec un bus toutes les 15 minutes aux heures de pointe et un service de 5 h 30 à 23 heures. Il desservira 16 communes via 18 stations (dont Trévoux, Reyrieux Ouest, Reyrieux Centre et Parcieux-Massieux, dans l’Ain).
« Les voies de bus seront partagées sur 15 km avec les cyclistes et même, pour partie, avec les piétons, a encore indiqué l’élu. Ce BHNS constitue en effet, un maillon important du Service express régional métropolitain (SERM) lyonnais signé ces jours-ci et qui vise à mettre en cohérence toutes les mobilités et à encourager un report modal. Il s’inscrit dans la stratégie régionale “Cap sur 2035” votée il y a 14 mois, qui consacre 5 milliards d’euros aux mobilités, avec un objectif de 220 000 à 300 000 voyageurs par jour sur nos réseaux. » Sept parkings relais paysagers, accessibles aux personnes à mobilité réduites, seront aménagés à proximité de la ligne.
L’ensemble représente un investissement de 192 M€, 20 pour les études, 34 pour les acquisitions foncières, 13 pour le matériel roulant, 125 pour les travaux proprement dits. La Région assume 95 % de la dépense, le reste se répartissant entre l’État (9,73 M€) la Métropole de Lyon (421 270 €), le Département de l’Ain (220 800 €) et la Communauté de communes Dombes Saône Vallée (55 200 €).
La concertation continue
Aux réunions publiques de 2019 et 2023 dans l’Ain et le Val de Saône, s’est ajouté le déplacement d’un bus, “La maison itinérante du projet”, sur les communes concernées, mais aussi, celles de la rive droite. Depuis la fin 2024, s’est tenue une nouvelle série de réunions et de permanences. Et “La maison itinérante” reprend son périple, ce printemps.
« On ne mène pas un projet comme celui-ci contre la population, mais avec, a commenté le conseiller régional dombiste Pierre Larrieu. Il est important de continuer à travailler et à communiquer sur l’utilité et la pertinence de cette ligne. » Un projet que le conseiller délégué à la simplification administrative et aux relations avec Régions de France, Alexandre Nanchi, considère comme « très attendu sur le terrain ». « Au-delà de desservir la métropole, avec ses 18 stations et une logique de cabotage, il va permettre de passer d’une commune à l’autre, entre Ain et Rhône. »
Sébastien Jacquart








Beau projet, toutefois, le partage de la voie, bus , cyclistes et piétons me fait un peu peur. S’agissant d’un bus électrique donc très peu bruyant je crains des accidents de personnes. Y aura t’il un moyen sécuritaire pour permettre cette cohabitation