Au Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa) et à la centrale nucléaire du Bugey, on peut désormais emprunter des lignes de covoiturage pour se rendre sur son lieu de travail, comme on emprunte des lignes de bus. Ce service, nommé Covoit’ici, est expérimenté sur quatre lignes, jusqu’au mois de juin 2021. La première rallie le Pipa et la centrale depuis Ambérieu, via Leyment et Sainte-Julie, la deuxième depuis Meximieux via la sortie de l’A42 à Pérouges, la troisième depuis Montalier Vercieu, via Sault-Brenaz, Saint-Sorlin et le rond-point de Lagnieu, la dernière depuis Tignieu-Jameyzieu via Loyettes.

Grâce à l’application mobile ou un parcours SMS, le passager n’a pas besoin de réserver à l’avance ; il se rend à l’arrêt et peut avoir une estimation du temps d’attente. Les conducteurs se géolocalisent grâce à l’appli au moment où ils démarrent et sont indemnisés pour la mise à disposition de sièges libres, même s’il ne trouvent pas de passager. Même sans appli, les conducteurs peuvent partager leur trajet. Si un passager est en attente, ils en sont informés par des panneaux lumineux en amont des arrêts.

Carte Covoit'ici
Les lignes sont ouvertes du lundi au vendredi, de 4 heures à 22 heures. Les trajets sont garantis de 6 à 9 heures, de 12 à 14 heures et de 16 à 19 heures.

Le projet, porté par la Communauté de Communes de la Plaine de l’Ain, La Communauté de Communes des Balcons du Dauphiné, EDF et le SMPIPA a plusieurs objectifs. Le premier est de permettre aux personnes sans permis de conduire ou sans voiture de pouvoir se déplacer plus facilement : un enjeu majeur en matière d’attractivité pour le PIPA, qui peine à recruter alors que son activité ne cesse de se développer. Il s’agit également également de proposer une solution de transport à coût réduit, puisque les passagers ne paieront qu’un euro par trajet et voyageront gratuitement au-delà de 10 allers-retours dans le mois, mais aussi d’offrir une alternative à la voiture, dans le souci de concilier développement économique et développement durable.