Le site haut-savoyard, spécialisé dans la fabrication de jus de fruits en briques, devrait fermer définitivement ses portes en avril prochain. 79 emplois sont menacés.
Refresco France (groupe Refresco, siège en Hollande, 6 Md€ de CA en 2026) a annoncé, jeudi dernier, aux salariés de sa filiale J&C, implantée à La Roche-sur-Foron, le projet de cessation totale d’activité de l’usine spécialisée dans la préparation et le conditionnement des jus et nectars en briques.
Cette décision intervient dans un marché des jus de fruits en recul de 5 à 7 % en volume comme en valeur sur un an, impacté par la déconsommation et le désamour croissant pour les emballages carton. À ces difficultés s’ajoute la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie.
25 % du CA perdus entre 2023 et 2025
« Ces trois dernières années, nous avons perdu 25 % de notre activité, ce qui nous a conduits à une sous-charge structurelle », explique Luc Létoublon, directeur ressources humaines de Refresco France et de J&C.
L’ex-site Fruité, qui intégrait alors huit lignes de production, n’en compte plus que cinq, certaines tournant seulement à 15 % de leur capacité.
Pour rappel, J&C a produit 70 millions d’unités en 2025, que Refresco vend aux grandes marques, comme Teisseire (Pressade) et aux marques distributeurs en GMS, notamment Lidl, Aldi, Carrefour, Leclerc…
La prochaine réunion officielle, programmée le 23 septembre, doit lancer la procédure d’information consultation auprès de l’instance représentative du personnel et les négociations avec les organisations syndicales FO et CFDT.
« Sous réserve de la finalisation de la procédure avant la fin de l’année, la fermeture de l’usine pourrait intervenir en avril 2027 », précise le directeur RH.
S’agissant des 79 salariés (au total 82 postes, dont trois vacants), le groupe assure mettre en place des mesures personnalisées de reclassement.
« La priorité sera donnée au reclassement interne au sein du groupe, qui possède quatre autres sites en France, à Margès (Drôme), Saint-Alban-les-Eaux (Loire), Nuits-Saint-Georges (Côte d’Or) et à Le Quesnoy (Nord), en capacité d’accueillir les salariés volontaires. Des visites des usines vont être organisées », poursuit Luc Létoublon.
Ceux qui souhaitent se reconvertir ou s’orienter vers des emplois comparables seront accompagnés par un cabinet expert. Les employés proches de la retraite pourront, eux, solliciter une retraite anticipée.
Enfin, Refresco France s’engage à chercher un repreneur pour le site, avec l’espoir d’une reprise de tout ou partie des salariés.
Patricia Rey








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