À Carriat, les métiers de la sécurité ont leur filière

par | 29 Oct 2020

L’établissement propose aux futurs pompiers, policiers, gendarmes, etc., un cursus faisant la part belle à une approche par les compétences.

Ils se préparent à devenir pompiers, gendarmes, policiers, agents de sécurité, etc. Pour 15 places de CAP, l’établissement reçoit quelque 180 candidatures. Idem pour la seconde Bac pro et ses 18 places. C’est peu dire que la nouvelle filière sécurité créée par le lycée Carriat, à Bourg-en-Bresse, attire. Le CAP a ouvert en 2016, le Bac en 2019. Aujourd’hui, 78 élèves, sélectionnés sur dossier généralement après la troisième, parfois après la seconde, suivent ce cursus. Ils seront une centaine, l’an prochain, avec l’entrée en terminale de la première promotion. Des élèves qui se distinguent de leurs camarades des autres filières, par leur tenue, rouge ou noire, selon la nature des enseignements reçus.

Pratique et théorie

Invité à découvrir l’établissement, Patrick Escoffier, représentant du Centre de formation de la police à Chassieu, a salué la chance des élèves, de bénéficier d’une approche par les compétences, avec tout le matériel nécessaire. Les représentants de la gendarmerie, de la police ou encore, de l’armée avaient en effet été conviés, le 8 octobre, à signer une convention qui facilitera l’entrée en stage, des jeunes dans leurs services. Ils ont visité les locaux et assisté à des démonstrations des savoir-faire déjà acquis en quelques semaines de formation : palpation, extinction d’un feu de friteuse, évacuation d’une victime hors d’un local enfumé, massage cardiaque, capacité à reconnaître et classer les armes par catégories… Le cursus prévoit même des exercices en conditions réelles, en compagnie des pompiers et des gendarmes. Mais, l’enseignement n’est pas que pratique. Il est aussi théorique, notamment avec une approche de la réglementation incendie, du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code de la sécurité intérieure.

Filière sécurité

« En matière de secourisme, les élèves sont conduits jusqu’au niveau équivalent à celui des équipiers pompiers. Les deuxièmes années sont régulièrement conduits à transmettre aux premières années, ce qu’ils ont appris. Cela permet aux uns et aux autres de mieux assimiler les cours, et aux enseignants d’être plus disponibles pour les élèves qui en ont le plus besoin », relève Alexandre Ramos, l’un des professeurs de la filière.

Variété des métiers

La loi impose aux personnes souhaitant exercer un métier de sécurité privée d’obtenir, avant leur entrée en formation, une autorisation préalable ou provisoire délivrée par le CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité). Les élèves sont conduits à effectuer cette démarche eux-mêmes. « Elle permet de vérifier leurs antécédents et facilite leurs demandes de stage », note encore le professeur. « À travers une formation variée aux métiers de la police, de la sécurité et de l’incendie, nous sommes sûrs de voir nos élèves trouver un poste au terme de leurs études », ajoute Christophe Chapuis, le proviseur de l’établissement. Quelque 60 millions d’euros de travaux ont été réalisés, ces dernières années, sur le lycée Carriat, ce qui lui permet de bénéficier « d’un outil de travail extraordinaire ».

Cette filière-ci a en tout cas séduit les acteurs du secteur. Tous ont salué l’énergie des élèves. « Nous vous accueillerons avec le même dynamisme et le même sérieux, a promis le colonel Yannick Bellemin-Laponnaz pour le groupement de gendarmerie de l’Ain. C’est même dommage que vous ne soyez pas plus nombreux car nos besoins sont énormes. » Et le lieutenant-colonel Philippe Hoarau d’ajouter pour l’armée : « Vous trouverez votre place. Votre passion sera votre meilleur atout. »

Filière sécurité

L’esprit Carriat

Le lycée professionnel aime à mettre en relation les différentes sections. Ainsi, les élèves de la filière sécurité bénéficient pour apprendre à maîtriser les différents types d’alarme incendie, d’un outil unique, conçu pour eux par leurs camarades de la filière menuiserie.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 29 octobre 2020. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.

2 Commentaires

  1. Alex

    Pour être précis par rapport aux services présents, les Sapeurs Pompiers n’étaient pas présents à la signature de la convention.
    Pour le moment aucune solution sur l’accueil des élèves a été trouvé.

    Réponse
    • Sébastien Jacquart

      Merci. Je corrige ça. C’était évident pour moi qu’ils devaient être là. Mais apparemment, non.

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Découvrez également :

Stations de ski : le front commun

Les rassemblements solidaires se multiplient dans les stations (Courchevel, Le Grand-Bornand, Le Corbier, La Toussuire, Aussois, Châtel, Morzine, La Plagne, Val Cenis, La Clusaz… et on en oublie !) pour réclamer...

Lire la suite

Publicité

Pin It on Pinterest