Les premiers signataires de la charte d’engagement expliquent pourquoi ils ont souhaité intégrer le club de l’Ain des entreprises inclusives.

« Nous travaillons depuis une dizaine d’années avec une structure d’insertion, l’AGCR (Atelier gessien de collecte et de recyclage, NDLR), qui s’est donné pour mission de ramener vers l’emploi des personnes en grande difficulté. Force est de constater que c’est ma source de recrutement la plus fiable », raconte Natacha Balaguer, responsable RH de trois surfaces Intermarché dans le Pays de Gex. Celle-ci compte parmi les premiers signataires de la charte d’engagement qui a porté sur les fonts baptismaux, mercredi 15 janvier, le club de l’Ain des entreprises inclusives (lire notre édition du 23 janvier). « Travailler en réseau est une clé de réussite », explique-t-elle, citant l’embauche de deux réfugiés afghans qui a nécessité une remise en question, de la part de l’entreprise, pour fonctionner.

Chez Biscuits Bouvard à Ceyzériat aussi, on a recruté un réfugié. « Heureusement, nous avons été accompagnés par différentes associations, note Olivier Euvrard, directeur du site. Œuvrer de concert est essentiel. Il est surtout important de créer des passerelles entre public et privé. Un autre intérêt du club est de montrer, notamment aux jeunes, la diversité de nos secteurs d’activité et de nos métiers. Dès la première réunion de constitution, en juin dernier, nous avons affiché notre volonté de nous inscrire dans le concret. »

« Il s’agit de faire ensemble ce que les entreprisses ont du mal à faire seules, de mutualiser les bonnes pratiques, commente pour sa part Jimmy Doufourcet, dirigeant du groupe Logistique Astr’In et président du club d’entreprises du Parc industriel de la Plaine de l’Ain. Ce club des entreprises inclusives nous permet de nous mettre en relation avec les services de l’Etat, de faciliter les rapports avec les différents acteurs publics. » Et Agnès Gonin, représentante de la Direccte, de confirmer sa volonté d’être facilitatrice, notamment d’éclairer la réglementation pour permettre la mise en place d’actions.

Cyril Ducret, représentant de la filière bois, cite une expérience conduite avec Haut-Bugey Agglomération, où les centres d’information et d’orientation ont été invités à visiter l’école technique du bois, à Cormaranche-en-Bugey, puis des scieries. Un exemple de ce qu’il est possible de faire pour l’image des métiers.


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est un complément au papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 23 janvier 2020, sur la création d’un club des entreprises inclusives de l’Ain. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.