Covid-19 : TDS traite des pièces pour les respirateurs

par | 23 Avr 2020

La société de traitement de surface TDS a doublé la part de son activité touchant aux pièces de respirateurs artificiels.

« Depuis le début du confinement, nous avons doublé notre activité liée au traitement de surface de pièces pour les respirateurs artificiels et nous pourrions facilement en faire encore dix fois plus », indique Fleur Vacheron, présidente de la holding VMH (Belmont-Tramonet). Des pièces destinées aux appareils d’Air Liquide. « L’enjeu pour nous, poursuit-elle, est d’abord d’aider les hôpitaux. On n’a pas eu besoin de convaincre les cinq salariés qui travaillent sur ce secteur, ils étaient déjà mobilisés pour continuer leur mission. »

Traitées sur le site de production de Genas (Rhône) – nommé TDS (ex-Polimétal) –, ces pièces ne représentent qu’une infime part du chiffre d’affaires de l’entreprise (5,2 millions d’euros en 2019) et ne permettent pas de sauver l’activité qui a chuté de 50 % depuis le début de la crise. « Ce qui n’est pas si mal, fait remarquer la présidente, car certaines structures ont plongé de 80 %… » Mais cette production a un double mérite : contribuer à aider les soignants et les malades, et forcer TDS à rester ouverte. « Du coup, on continue de travailler aussi un peu pour les autres domaines. »

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TDS poursuit son activité avec la moitié de ses effectifs. Crédit photo : TDS

En temps normal, TDS réalise 25 à 30 % de son chiffre d’affaires pour l’électrique, 20 % pour l’automobile, 25 % pour le bâtiment, le reste pour différents clients dont le nucléaire ou le médical. « Le médical compte pour 10 % de notre CA. Il comprend ces pièces pour les respirateurs artificiels, mais pas seulement », précise Fleur Vacheron. D’autres éléments métalliques qui sont traités ici s’avèrent également vitaux en cette période particulière, notamment certains liés au nucléaire ou à l’électricité.

MESURES DE PROTECTION

Pour mener à bien ces missions, une douzaine de personnes continuent de travailler à mi-temps, sur un effectif global de vingt-cinq. « Avant même le confinement, détaille la présidente, nous avions mis en place les gestes barrières (lavage des mains, distanciation sociale, lavage régulier des poignées de portes). Aujourd’hui, nos salariés portent des masques, les visières fabriquées par les décolleteurs de la vallée de l’Arve, et des gants bien sûr, mais cela n’est pas nouveau puisqu’ils en portaient déjà avant. On fait au mieux avec les moyens du bord. »

Les visières fabriquées par les décolleteurs de la Vallée de l’Arve protègent les salariés de TDS. Crédit photo : TDS

Comme tous les entrepreneurs, la présidente corrige sans cesse ses tableaux de bord. Elle table désormais sur une baisse globale d’au moins 25 % de son activité pour 2020, voire davantage selon l’évolution de la pandémie. « Certains clients ne nous commandent plus rien », souffle-t-elle. La nouvelle ligne installée en 2014 (investissement d’1,5 million d’euros), qui réalise trois traitements en même temps, s’avère, dans ce contexte, une précieuse alliée. C’est d’ailleurs grâce à elle que TDS, qui avait connu de sérieuses difficultés en 2015, a pu augmenter son chiffre d’affaires de 20 % entre 2018 et 2019.

Sylvie Bollard

TRAITEMENTS DE SURFACE

La ligne multitraitements installée en 2014. Crédit photo : TDS

TDS réalise plusieurs traitements de surface : anticorrosion, de conductivité électrique, de dureté, d’amélioration du coefficient de frottement et de soudabilité. Soit le zingage, l’étamage, le cuivrage et le nickelage.

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