La CPME accompagne les start-up

La CPME accompagne les start-up

Un nouveau dispositif régional, baptisé Take-Off, vise à répondre aux problématiques spécifiques des start-up.

La CPME de l’Ain avait placé son assemblée générale, jeudi 7 mars, sous la thématique des start-up. Il faut dire que la confédération lance à l’intention de ces dernières, à l’échelon régional, un nouvel outil baptisé Take-Off. « Les start-up sont souvent isolées, leur réseau limité, leur offre peu lisible et fragmentée. C’est pourquoi nous avons voulu constituer un hub qui rassemble toutes les solutions fiscales, juridiques, normatives, de levée de fonds, etc., à travers un maillage territorial et un réseau d’experts, a présenté Joachim Bressat, chargé de mission développement international des start-up au sein de la CPME Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit de leur apporter un accompagnement de qualité et personnalisé. »

Pour illustrer le rôle de Take-Off, Mathieu Rat, fondateur de la SAS Virtus, concepteur de protège-tibias thermoformés à Saint-Jean-de-Niost, est venu témoigner de son expérience. « Le protège-tibia est un équipement peu visible qui n’intéresse pas vraiment les fabricants. Les sportifs ont donc souvent affaire à des produits de faible qualité, a expliqué ce dernier. Beaucoup de professionnels en sont venus à se faire réaliser des protège-tibias en carbone, sur mesure. Nous avions envie d’offrir cette qualité de protection à tous. C’est pourquoi nous avons conçu un modèle en composite thermoformable qu’il suffit de plonger dans l’eau bouillante deux minutes, pour pouvoir l’adapter parfaitement à votre morphologie. Pour cela, nous avons dû chercher des partenaires pour une production régionale, ou encore pour une levée de fonds. »

Le produit doit sortir à la fin mars. Pour son développement, Virtus a, entre autres, eu recours aux services de Lab01, le fablab d’Ambérieu-en-Bugey, « un lieu de découverte des technologies, où l’on peut expérimenter, acquérir une culture technologique, ou encore échanger entre fabmakers », a rappelé Isabelle Radtke, fab manager. Sur ce site partenaire de la CPME, Mathieu Rat a pu invalider une approche technique, en faisant des essais de découpe et de gravure sur les machines mises à sa disposition.

Mise en relation

Avec Joachim Bressat, Mathieu Rat a évoqué ses besoins pour propulser sa start-up à l’international. Take-Off l’a mis en relation avec différents investisseurs, une cellule de conseil sur les questions douanières, ou encore des réseaux comme Minéalogic. « C’est un gain e temps important que d’éviter d’avoir à chercher nous-mêmes qui peut nous aider, témoigne le créateur de Virtus. Or, nous devons aller vite car face à nous, nous avons des grandes marques de l’équipement sportif. »


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article est paru dans ECO de l’Ain du 14 mars 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre GRATUIT. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.