Eaux usées : un schéma à 100 millions d’euros

Eaux usées : un schéma à 100 millions d’euros

Le Syndicat intercommunal du lac d’Annecy va soumettre son nouveau schéma d’assainissement des eaux usées et pluviales à enquête publique du 4 juin au 8 juillet.

Comment améliorer la qualité, la fiabilité et la capacité du système d’assainissement ? Quels projets réaliser ? Quels travaux engager au niveau de l’assainissement collectif ? Quels collecteurs réhabiliter ? Quelles usines ou unités de dépollution créer ou moderniser ? C’est à toutes ces questions, entre autres, que le schéma général d’assainissement apporte une réponse. Le Syndicat intercommunal du Lac d’Annecy (Sila), qui travaille à l’élaboration de ce document avec les 48 communes de la région annécienne concernées depuis novembre 2017, va lancer l’enquête publique obligatoire le 4 juin, pour une durée d’un mois.

C’est en effet le Sila qui est chargé de définir les modes d’assainissement les mieux adaptés, lesquels peuvent varier d’un territoire à l’autre. A cette compétence s’ajoute, depuis janvier 2017, celle d’assurer la coordination des études transversales pour les eaux pluviales urbaines. La révision  du zonage d’assainissement des eaux usées se fait donc conjointement à l’élaboration du zonage des eaux pluviales urbaines.

Concernant l’assainissement collectif et non collectif des eaux usées, l’inventaire des travaux à mener a été établi. Les installations de Saint-Sylvestre et de Saint-Félix vont par exemple être réhabilitées. Au total sur dix ans, le coût des travaux envisagés s’élève à quelque 100 millions d’euros. Les investissements iront aux usines de dépollution, aux réseaux de transport des effluents, à la réhabilitation des réseaux et aux travaux de desserte. Pour ce faire, le Sila annonce une « augmentation maîtrisée de la redevance assainissement de 5 centimes par année maximum pour atteindre 2,43 euros hors taxes par mètre cube en 2030 ».

L’usine de dépollution du Sila, à Annecy. ©guerrini.jpg

Quant aux eaux pluviales, la stratégie retenue vise à « faire évoluer les collectivités vers une gestion mieux intégrée à l’aménagement de leur territoire ». Trois niveaux de pluie ont été recensés, avec chacun des solutions différentes : les pluies courantes pour lesquelles il s’agit de favoriser l’infiltration et l’évapotranspiration ; les pluies moyennes à fortes pendant lesquelles il faut aussi protéger les personnes et les biens ; les pluies exceptionnelles dont l’enjeu principal est la protection en rendant la ville plus résiliente.

L’enquête publique, qui prendra fin le 8 juillet, a donc pour objectif de présenter à la fois la délimitation des zones d’assainissement des eaux usées et celle d’assainissement des eaux pluviales. Un zonage qui devrait être approuvé en décembre et qui ensuite sera intégré aux plans locaux d’urbanisme (PLU) des 48 communes.

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