Le prestataire Bouchers Services recrute dans l’Ain, Savoie, Haute-Savoie, Isère pour différents acteurs du secteur. L’occasion d’un point sur une profession à part.
Prestataire des abattoirs, des transformateurs de viande et des salaisons, Bouchers Services (Rennes, 2 000 personnes, 90 M€ de chiffre d’affaires) recrute une quarantaine de personnes dans la région, 15 à 20 sur Bourg-en-Bresse, les autres en Isère, en Savoie et en Haute-Savoie. Une vingtaine d’embauches sont également en cours, du côté de la Saône-et-Loire, pour l’abattoir de Cuiseaux. « Nous n’intervenons pas en abattage, mais en deuxième transformation », précise le directeur général de la société, Jean-François Gireault. Les emplois à pourvoir sont des postes de désosseur, pareur et machiniste, l’entreprise travaillant le porc et le bœuf, à parts égales.
L’une des particularités du métier est qu’il s’exerce à la tâche. « Chaque personne est rémunérée en fonction du poste, au kilo ou à la pièce, en fonction du travail réalisé. Mais, nos salariés sont en CDI », indique encore le DG qui y voit un facteur d’attractivité. Il suffit en effet de produire davantage pour gagner plus, « dans le respect des règles d’hygiène, de qualité, de sécurité », tempère cependant Jean-François Gireault. « Nous avons établi un standard minimum, mais également un standard maximum, au-delà duquel il ne faut pas aller. L’objectif n’est pas de casser les gens. Au contraire, nous cherchons à les fidéliser. Cela suppose qu’ils ne se fassent pas mal, pour commencer. Il faut également qu’ils trouvent un certain bien-être au travail. Aussi, non seulement des fiches techniques déterminent les allures de production et la rémunération, mais nous sommes force de proposition auprès de nos clients chez qui nous avons fait installer, des outils pour supprimer les ports de charge et limiter les gestes répétitifs. »
D’ailleurs, si Bouchers Services compte aujourd’hui 70 % d’hommes pour 30 % de femmes, la société pourrait se féminiser davantage. « Les postes sur machines, en finition ou en parage demandent une bonne dextérité, mais limitent la pénibilité et la force », assure le directeur général. L’entreprise a même fait breveter un couteau à bout rond (en photo ci-dessus), pour limiter le nombre d’accidents, éviter que la pointe puisse venir piquer à travers la cotte de mailles. « L’arrondi est tranchant sur tout le diamètre, ce qui permet de travailler différemment, de faire des allers-retours, donc de réduire le nombre de gestes. »
La société a ses propres lignes de production chez ses clients, ce qui, malgré une obligation de résultat, interdit toute ingérence de leur part, dans son management. Un management géré par les chefs de lignes, chefs de chantier, formateurs et super-intégrateurs présents sur place, ce qui ouvre des perspectives de carrière. Jean-François Gireault en est le meilleur exemple. Il y est entré comme opérateur, avant de passer chef de chantier, chef de secteur, etc., jusqu’à devenir directeur général.
Intéressement et formation
Outre les avantages qu’offre le métier de tâcheron en matière de rémunération, Bouchers Services met en place un intéressement à la qualité et à la sécurité. « Nous essayons de valoriser ces éléments auprès de nos clients, pour ensuite répercuter cette valorisation sur nos salariés », indique le directeur général, Jean-François Gireault, qui embauche aussi bien des personnels qualifiés que des contrats de professionnalisation (environ 120 par an à l’échelon national). La société a en effet fondé sa propre école. « On y enseigne les différentes parties de l’anatomie, le nom des muscles, des os, des coproduits…, comme au CAP. Et nous utilisons la réalité virtuelle pour former au désossage et au parage. » Des enseignements qui apparaissent comme autant de gages de cette qualité valorisée par la suite, par l’entreprise.
Sébastien Jacquart








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