Floriot Construction en redressement

Floriot Construction en redressement

Confronté à des difficultés de trésorerie depuis plusieurs semaines, TGL Group annonce le placement de FLoriot Construction en redressement et celui de sa filiale parisienne TBI, en liquidation.

Les mesures annoncées par TGL Group pour limiter ses pertes (accélération du recouvrement des créances clients par la mise en place d’une procédure de recouvrement « plus musclée », vente de deux projets immobiliers à des promoteurs, négociation avec les banques et les organismes de caution pour obtenir une suspension temporaire des remboursements, ou encore baisse drastique de ses frais généraux pour limiter les coûts fixes) n’auront pas suffi. Dans un communiqué daté du mardi 30 octobre, le groupe de construction annonce son placement sous la protection du tribunal de commerce de Lyon, par la demande d’une mise en redressement judiciaire pour Floriot Construction (Bourg-en-Bresse, 210 personnes) et en liquidation judiciaire pour TBI Construction (Île de France, 220 personnes). « Les dossiers seront déposés le 31 octobre. Le pôle immobilier, dont Floriot Immobilier et Floriot Contracting sont les acteurs principaux, n’est pas concerné par cette mesure économique », précise le communiqué.

Pour justifier sa situation, le groupe reprend les arguments que sa directrice générale, Céline Pomathiod, avait développés dans notre édition du 18 octobre, pour essayer de rassurer ses clients, fournisseurs et partenaires. « Certaines sociétés du pôle construction font face à une crise de trésorerie, causée par la conjonction de quatre éléments simultanés : la reprise après liquidation d’une entreprise en région parisienne (TBI) qui s’est avérée plus difficile que prévu […], des pertes d’exploitation pour Floriot Construction [qui] a perdu de l’argent sur plusieurs de ses chantiers et a rencontré également un manque d’activité en 2018, des retards de paiements clients importants pour les structures du pôle construction [avec] plus de 10 M€ de facturation non payée […], un changement de normes parasismiques pour la construction du CHU de Grenoble amenant à facturer moins que les dépenses du chantier pendant près d’un an. Le réajustement avec le CHU de Grenoble a été tardif pour régulariser la situation du chantier. Floriot Construction a dû réaliser une production selon les nouvelles normes parasismiques (intervenant après adjudication du marché), en ne pouvant facturer que sur la base du marché initial, amenant l’entreprise à réaliser une forte avance de trésorerie. »

Et le communiqué de rappeler que Floriot fait face à ses premières difficultés depuis 1987, année du décès de son fondateur, Michel Floriot. « L’entreprise a fait face à la crise économique des dernières années, en développant son activité, en premier lieu par une croissance interne sur le territoire Rhônalpin et en second lieu, par croissance externe. »

Mise à jour : Une offre de reprise est déposée au tribunal de commerce. A lire ICI.


Par Sébastien Jacquart

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