Le Syndicat des Fruits de Savoie organise sa première « balade gourmande » le dimanche 2 septembre à Sainte-Hélène-sur-Isère. Une journée vergers ouverts pour découvrir la filière.

Où poussent les pommes et les poires de Savoie ? Comment sont-elles cultivées et par qui ? Quelles sont les variétés et leurs spécificités respectives ? Ces questions – et bien d’autres – pourront trouver une réponse dimanche 2 septembre à Sainte-Hélène-sur-Isère, à l’occasion de la première « balade gourmande » organisée par le Syndicat des Fruits de Savoie. Une promenade ludique et familiale (sur inscription) mêlant découverte du territoire, des savoir-faire et dégustation des fruits savoyards.

Le long d’un parcours facile de 8 kilomètres, six étapes seront proposées aux participants, durant lesquelles ils pourront goûter des produits locaux, assister à des animations telles que le pressage de jus et échanger avec les professionnels.

QUALITE GUSTATIVE

L’objectif est également de mettre en avant l’Indication géographique protégée (IGP) dont bénéficient les pommes et les poires de Savoie depuis 2001. Une cinquantaine de producteurs sont aujourd’hui dans cette filière IGP en Haute-Savoie et en Savoie. 11 000 tonnes de fruits sont produites sous ce label de qualité, soit 70 % de la production totale (16 000 tonnes). 2 700 tonnes à 3 000 tonnes de fruits sont vendues sous IGP, selon les années.

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Les pommes et les poires IGP sont commercialisées sous la Marque Savoie (crédit photo : Marque Savoie).

Plus largement, la filière arboricole de nos départements compte quelque 250 exploitants et 350 équivalents temps pleins salariés. La pomme (13 000 tonnes annuelles) concentre à elle seule 430 des 600 hectares de vergers. Viennent ensuite les poires (130 ha, 3 000 t), les pêches (250 t), les coings (200 t) et les noix (200 t).

La commercialisation s’effectue via trois canaux différents : un tiers des 16 000 t est vendu au détail et représente le déboucher exclusif de la moitié des exploitations ; un tiers part en vente directe aux magasins locaux ; et un tiers est cédé aux centrales de la grande distribution et aux grossistes (une douzaine d’expéditeurs).

Forts d’une qualité gustative qui leur a valu leur IGP, les pommes et les poires de Savoie doivent cependant faire face à de nombreux obstacles. Ainsi, leur coût de production apparaît élevé au regard de leur valorisation. Et quand la concurrence des pommes de plaine et d’importation s’y ajoute, le découragement peut gagner les producteurs. La filière compte d’ailleurs plus de cessations que d’installations.

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Les vergers d’altitude confèrent aux fruits une qualité gustative reconnue (crédit photo : Marque Savoie).