Grand carénage : des retombées économiques concrètes

par | 7 Jan 2021

Marchés, emploi, formation… Les travaux de prolongation de la centrale nucléaires du Bugey se répercutent sur l’économie locale.

Si une instance de concertation a été créée en novembre 2017, autour du “grand carénage” de la centrale nucléaire du Bugey, c’est, entre autres, pour que les travaux engagés pour prolonger les quatre réacteurs du site au-delà de 40 ans continue de profiter à l’économie locale dans les mêmes proportions, environ 50 %. Ainsi, sur les 96 M€ d’investissements prévus en 2020, à la fin octobre, 26 M€ avait déjà bénéficié à l’Ain, 25 M€ au Rhône et 13 M€ à l’Isère, ou plutôt à leurs entreprises. Ces dernières sont 610 à travailler pour la centrale, dont 158 Aindinoises, 94 Iséroises et 267 Rhodaniennes. Pour mieux permettre encore aux acteurs locaux de s’emparer des marchés des quatre centrales nucléaires de la région, une plateforme d’information, baptisée Ecobiz, a été développée par la CCI de l’Ain. « Il ne faut pas s’imaginer qu’il est nécessairement difficile de travailler pour nous. Nos marchés concernent tous types de métiers, de la petite métallerie aux pièces de pointes », assure Pierre Boyer, directeur du site.

Comme indiqué dans notre édition du 7 janvier, ce programme mise à jour de la centrale a abouti à l’embauche de 350 personnes, ces dernières années, chez les prestataires du site. Là encore, pour mettre de l’huile dans les rouages, un outil spécifique a été créé à l’échelon régional : une agence Pôle emploi dédiée, Atom’emploi. Et le chantier a aussi ses impacts en matières de formation. Depuis trois ans, le Conseil régional a formé quelque 1 462 demandeurs d’emploi, pour un total de 5,2 M€.

Tout cela ne s’arrêtera pas avec la fin du programme industriel “grand carénage”, en janvier 2024. « De nouveaux arrêts de tranches sont déjà programmés en 2025, 2026 et 2027. Et ils impliqueront de nouvelles amélioration de sûreté », annonce Pierre Boyer. « Toutes les actions mises en place dans le cadre de l’instance de concertation sont appelées à durer, peut ainsi affirmer la préfète de l’Ain, Catherine de la Robertie. Elles sont appelées à devenir pérennes ».


Par Sébastien Jacquart

Une Eco de l'AinCet article vient en complément du papier paru dans le magazine ECO de l’Ain du 7 janvier 2021, sur l’instance de concertation du « grand carénage » de la centrale nucléaire du Bugey. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi nos suppléments et hors-séries, c’est ICI et ICI.

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