Si Hästko ne compte pour le moment que ses deux créatrices et une apprentie en son giron, l’entreprise, créée aux Houches en juin 2017, espère bien changer de taille rapidement.

La levée de fonds actuellement en cours (pour un montant de 800 000 euros) devrait lui donner le levier nécessaire. « Le but, à moyen ou long terme, est de créer nos propres boutiques de lingerie », explique Aurélie Moinier, 32 ans, cofondatrice avec Joséphine Bigo, 33 ans.
Les deux sportives, complices de virées à cheval et autres sorties de trail, ont quitté leur univers professionnel du graphisme pour la première et du marketing pour la seconde, pour s’immiscer dans celui de l’intimité féminine. Hästko est en effet spécialisée dans la conception, la fabrication et la vente de lingerie féminine dédiée aux sports.
« On est parties du constat vécu qu’on était toujours mal dans nos sous-vêtements de sport et qu’on ne pouvait jamais trouver un ensemble qui soit à la fois joli, féminin et efficace en termes de protection. »
Après avoir planché pendant deux ans, elles déposent un brevet de protection de selle (de cheval, de vélo ou de moto) amovible. Un produit innovant qui leur vaut un « french outdoor award ». Puis elles lancent leur première collection (9 000 produits) fabriquée en Chine, faute d’avoir trouvé en France ou en Europe le savoir-faire nécessaire à la conception sans-couture. Les ventes débutent en octobre 2019, peu avant le premier confinement. « On a choisi de ne vendre que sur notre site web avec envois et retours gratuits et possibilité d’essayer librement chez soi. »
Le chiffre d’affaires 2020 atteint 80 000 euros dans un contexte global difficile. Aujourd’hui, la deuxième collection est en cours de fabrication, en Croatie. « Et nous espérons pouvoir un jour monter un atelier en France pour des petites séries », confie Aurélie Moinier. Car Hästko compte bien devenir le saint des seins des sportives.










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