Infographie : les principaux chiffres de l’Environnement en Savoie Mont Blanc

Infographie : les principaux chiffres de l’Environnement en Savoie Mont Blanc

La situation hydrique des Pays de Savoie est pour l’instant à l’équilibre, tant pour les eaux de surfaces que pour les nappes phréatiques. Cependant, les services de l’État restent attentifs à l’évolution. Et en 2018, la qualité de l’air s’est globalement améliorée, mais il reste des points noirs.

En 2018, la sécheresse a été particulièrement commentée après un déficit en eau estival renforcé par une absence de pluie en automne. Et même si les réserves d’eau des Pays de Savoie sont revenues à un niveau normal, les services des directions départementales des territoires (DDT) des deux Savoie restent vigilants face à une situation qui peut basculer en quelques semaines.

En Haute-Savoie, « nous sommes plutôt au-dessus pour les eaux de surface », décrit Francis Charpentier directeur de la DDT 74. Les épisodes pluvieux, la fonte des neiges intervenue plus tôt dans la saison a permis d’alimenter les rivières. Une situation un peu moins bonne dans le secteur de la Dranse dans le Chablais qui accuse un léger déficit.

Constat identique du côté savoyard, où il n’y a pour l’instant aucune nécessité de déclencher des alertes, sauf au niveau de la Combe de Savoie, particulièrement impactée par le déficit en eau dont les niveaux sont en ce début de printemps proches des seuils de vigilance.

Modifications profondes

L’arbre 2018 ne doit pas cacher la forêt du changement climatique qui impacte plus fortement les Alpes que d’autres territoires. « La sécheresse de 2018 n’est pas la pire déjà vécue ou à vivre dans le futur, estime Bruno Forel, président du Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents (SM3A). Nous assistons à une modification de l’équilibre hydrométrique du territoire. » En clair, un épisode de sécheresse visible ne doit pas faire oublier que les ressources en eau doivent être économisées durablement.

L’enneigement exceptionnel de l’hiver 2017-2018 n’a pas limité la casse les mois suivants. La période de fonte intervenue plus tôt dans la saison, et de façon très rapide, n’a pas favorisé le ruissellement de l’eau et les milieux en ont peu profité. Les sols ont été vite saturés et les réserves mal reconstituées.

Les solutions résident dans la bonne gestion des ressources en eau au quotidien, dans l’aménagement de réseaux aux rendements performants et dans la lutte contre l’imperméabilisation des sols qui, globalement, s’assèchent au fil des ans. D’autant plus dans deux départements où les contraintes du relief concentrent une démographie importante sur des petites surfaces.

La pollution atmosphérique continue d’empoisonner le quotidien des Hauts-Savoyards, notamment en vallée de l’Arve. En 2018, la qualité de l’air s’est globalement améliorée, mais il reste des points noirs. 56,7 % des Hauts-Savoyards, (450 000 personnes), sont ainsi exposés aux particules fines à un niveau supérieur aux normes maximales préconisées par l’OMS.


Par Sandra Molloy

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