Infographie : les salaires suisses toujours aussi attractifs

Infographie : les salaires suisses toujours aussi attractifs

Alors que le marché de l’emploi se porte plutôt bien de part et d’autre de la frontière, la différence entre les salaires est toujours aussi impressionnante et marquée entre la France et la Suisse, et ce quels que soient les niveaux de postes et de responsabilités. En Suisse, le salaire médian atteint 5 701 € (6 502 CHF) par mois, tandis qu’en France, il est de 1 797 €.

En plus de leur propre dynamisme, les territoires français limitrophes bénéficient de leur proximité avec la Suisse. Le rapprochement économique entre la Haute-Savoie, l’Ain et Genève a connu une forte accélération ces dernières années, notamment avec la mise en place du pôle métropolitain du Genevois français, qui forme, avec le canton de Genève et le district de Nyon, l’agglomération transfrontalière du Grand Genève.

Les partenariats, qu’ils soient commerciaux, logistiques ou environnementaux, se multiplient, si bien que les économies de ces territoires connaissent une évolution de plus en plus parallèle. L’Ain et la Haute-Savoie sont parmi les départements qui connaissent le taux de chômage le plus bas en France, avec en 2017, en moyenne annuelle, un taux atteignant 6,7 % dans l’Ain et en Haute Savoie. Les cantons lémaniques, s’ils ne sont pas les meilleurs élèves en Suisse, bénéficient d’un taux de chômage bas, avec 5,3 % à Genève, 3,6 % dans le Valais et 4,5 % à Vaud. Globalement, le marché de l’emploi se porte plutôt bien des deux côtés de la frontière.

Les services d’abord

En 2017, le marché suisse de l’emploi a connu une forte reprise. Le nombre de postes à pourvoir a progressé de 9 % par rapport à 2016, selon l’Adecco Swiss Job Market Index. La région lémanique a quant à elle connu une hausse de 20 % des emplois. Elle a notamment bénéficié de la croissance dans les services aux entreprises. Les établissements du secteur privé de la région Auvergne-Rhône-Alpes employaient, au 31 décembre 2016, 2,2 millions de salariés. Sur un an, les effectifs ont augmenté de 1,3 %. La Haute-Savoie a totalisé 9 % de ces créations d’emplois, principalement dans l’intérim (+10,1 %), ainsi que la construction et les services (+1,3 % chacun), selon la CCI.

Dans l’Ain, 23 % de la population active est employée dans l’industrie. Selon un sondage de la CCI, 44 % des entreprises ont augmenté leurs effectifs en 2017, toutes industries confondues. Même si les marchés de l’emploi sont dynamiques de part et d’autre de la frontière, les revenus ne sont pas les mêmes. En 2014, le salaire mensuel brut moyen des cadres et professions intermédiaires était de 5 154 € dans l’Ain, et de 5 065 € en Haute- Savoie, alors qu’il atteignait 11 606 € (14 097 CHF) à Genève. Cependant, alors que le salaire des cadres en Haute-Savoie a augmenté de 2,4 % entre 2012 et 2014, et dans l’Ain de 0,9 %, il a baissé de 20,4 % à Genève.

En Suisse, le salaire médian atteint 5 701 € (6 502 CHF) par mois, tandis qu’en France, il est de 1 797 €.

Le canton a notamment subi de plein fouet les effets de la crise financière à cause de son statut de pôle financier international. En ce qui concerne les professions intermédiaires, leur salaire brut moyen se situe à 2 960 € dans l’Ain (+1,9 % par rapport à 2012), 3 050 € en Haute-Savoie (+1,6 %), et 8 441€ (10 253 CHF) à Genève (-6,4 %). Les employés et responsables de l’exécution des travaux ont vu leur salaire brut moyen atteindre 2 016 € dans l’Ain (+3,9 % par rapport à 2012), 2 169 € en Haute-Savoie (+2,9 %), et 7 122 € (8 651 CHF) à Genève (+0,6 %). Enfin, le salaire moyen brut des ouvriers et personnels sans fonction d’encadrement est de 2 132 € dans l’Ain (+2.9 % par rapport à 2012), 2 169 € en Haute- Savoie (+2,9 %) et 5 688 € (6 909 CHF) à Genève (-1,6 %).

Gros potentiel de consommation

À l’horizon 2021, les salaires élevés du Grand Genève portent le potentiel de consommation pour les biens de consommation courante à 7 300 M€. Il s’agit, pour ce territoire, d’un surplus de 575 M€ par rapport à 2016. Près de 50 % des besoins de consommation supplémentaires seraient générés par les ménages résidant sur le canton de Genève, contre 10 % pour le district de Nyon et 40 % pour le pôle métropolitain du Genevois français.

Infographies


Romain Fournier

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