Jean-Louis Guyader : « Le Pipa n’a pas fini de vous étonner »

Jean-Louis Guyader : « Le Pipa n’a pas fini de vous étonner »

Le président du syndicat mixte de la Parc industriel de la Plaine de l’Ain revient sur la croissance exponentielle d’emplois que connaît le Pipa.

L’emploi sur le Pipa n’a de cesse de se développer, 621 nouveaux postes ont été créés en 2018, dont 610 en CDI. Comment expliquez-vous cette progression ?

Il est indéniable que la croissance des emplois présents sur le parc n’a jamais été aussi soutenue, notamment pour les postes en CDI. Cela s’explique de différentes manières, et l’attractivité du parc pour les entreprises comme pour les salariés joue un rôle non négligeable. Son positionnement géographique – aux portes de la métropole lyonnaise – son réseau autoroutier dense, le TER… participent à cette attractivité. En second lieu, les entreprises qui nous rejoignent savent qu’elles construisent relativement peu cher sur nos terrains, du fait d’un facteur souvent méconnu : la portance du sol. Cet atout peut représenter une économie de l’ordre de 10 % d’une construction, qui s’exonère ainsi de fondations spéciales. Ensuite, l’aspect environnemental, certes industriel, mais protégé, revêt son importance. Nous en avons un exemple très concret avec le projet “Plainénergie”, qui vise à développer une technique verte de production de méthane avec les encombrants de déchetterie. Ce projet intègre le Pipa, la communauté de communes de la Plaine de l’Ain, l’Insa de Lyon, le groupe Séché, et GRT Gaz. Cette orientation vers un parc leader en matière d’énergies renouvelables est un marqueur du futur du Pipa.

Voulu dès le départ, cet aspect devient de plus en plus déterminant dans le choix des entreprises. Enfin, la modération fiscale voulue par la communauté de communes, avec des taux d’impositions stables, positionne la fiscalité comme un argument de choix pour notre territoire.

Quels sont les secteurs les plus représentés aujourd’hui sur le Pipa ?

Tout d’abord, la logistique représente environ 40 % de l’activité. Mon souhait, partagé par les membres du conseil syndical, est de ralentir sa progression, au profit d’autres secteurs. L’industrie et le secteur technologique nous intéressent plus particulièrement. Ainsi, parmi les dernières implantations, on note l’arrivée de K.Line, la plus grande usine construite dans l’Ain. Prochainement, c’est un fabricant de profilés aluminium par extrusion qui s’installera. La recherche et développement, le médical, la chimie, ou l’agroalimentaire sont autant de secteurs présents, dans un état d’esprit où nous voulons absolument éviter la monoculture, et dans un objectif de monter en gamme.

Ce qui n’est pas si évident, quand on connaît les difficultés de recrutement dans différents secteurs sur notre territoire… Comment donc agir pour aider les entreprises à trouver la main-d’œuvre idoine ?

Je pense que la formation est à la base de tout. Il faut créer une synergie entre la demande, les besoins exprimés des entreprises et l’offre. C’est un défi ! La communauté de communes s’est notamment investie, tout comme le club des entreprises, qui vise à créer une dynamique collective. Une demande de crèche interentreprises a été formulée, comme des bus à haut niveau de service, permettant de travailler en optimisant les temps de déplacement. La rénovation du lycée de la Plaine de l’Ain, et la création du lycée de Meximieux sont autant d’encouragements pour les familles. Nous avons conscience que cette problématique du recrutement pourrait ralentir notre progression, à terme.

Quels sont les projets à venir pour le parc ?

Le projet phare d’installation de l’usine Safran progresse. Nous sommes en compétition avec Feyzin pour accueillir cet ensemble industriel de très haute technologie. Cela pourrait bien être « l’usine de la décennie » ! L’activité serait tournée vers l’élaboration de freins d’avion. Il est à souligner l’arrivée de la Région Aura, qui confère dorénavant une puissance régionale au SMPipa. D’autres très beaux prospects en termes d’industries pourraient être intéressés par le parc… Nous n’avons pas fini de vous étonner !


Repères

Le Pipa accueille aujourd’hui 172 entreprises et 7 237 emplois. La création de 610 postes en CDI en 2018, soit une progression de 12% par rapport à 2017, est historique pour le parc industriel. En 2018 toujours, seize nouvelles sociétés ont fait leur arrivée au Pipa. L’industrie, la logistique, le bâtiment, l’agroalimentaire ou les services sont particulièrement représentés et il compte également, trois usines classées Seveso, appartenant au groupe Séché. Le SMPipa est présidé par Jean-Louis Guyader, par ailleurs président de la communauté de communes de la Plaine de l’Ain et conseiller régional.


Propos recueillis par Myriam Denis

Une Eco de l'AinCet article est paru dans le magazine ECO de l’Ain du 9 mai 2019. Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire, mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI.

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