Chauffage urbain : la SCDC verdit encore son mix énergétique

par | 11 Nov 2022

À partir de janvier 2023, le réseau de chauffage urbain de Chambéry sera à 80 % alimenté par des énergies renouvelables grâce à un nouveau raccordement à l’usine d’incinération des déchets.

Le réseau de chauffage urbain de Chambéry est déjà alimenté à 67 % par des énergies locales renouvelables. La chaleur est générée à hauteur de 38 % par deux chaufferies biomasse qui brûlent des bois provenant d’un rayon de 80 km. « La part issue de l’incinération des ordures ménagères (29 %) va être accrue, début 2023, grâce à un nouveau raccordement sur l’unité de valorisation et de traitement des déchets.

Le recours aux énergies renouvelables sera porté, au total, à 80 %, ce qui réduira l’utilisation de gaz et permettra de stabiliser les prix », explique Léo Delahaye, ingénieur commercial à la Société chambérienne de distribution de chaleur (SCDC), concessionnaire de la Ville pour ce service de production et distribution de chaleur. L’investissement s’élève à 11,5 millions d’euros, financés par Savoie Déchets avec une participation de 3,5 M€ de la SCDC. Cette filiale d’Engie Solutions emploie 41 personnes pour un chiffre d’affaires 2021 de 22 M€.

27 500 équivalents logements desservis

Elle gère un réseau ancien – il a été créé en 1947 – qui figure parmi les plus grands de France, avec une puissance installée de 200 MW pour 27 500 équivalents logements desservis. Ce chiffre évolue régulièrement avec une fourchette de cinq à dix nouveaux bâtiments neufs ou anciens raccordés chaque année, comme celui de la caserne de gendarmerie de Bassens, inauguré en septembre dernier. Environ 400 mètres de réseaux souterrains ont été créés pour alimenter en eau chaude sanitaire et chaleur les 16 834 m² de bâtiments qui accueillent, en particulier, 150 gendarmes et leurs familles.

La SCDC finalise un plan d’investissement de 16 M€ qui a fait l’objet d’un accord signé en décembre 2019 avec la Ville. Outre l’extension du réseau sur Chambéry ou les communes limitrophes (14 MW de plus en quatre ans), le contrat porte sur l’installation de sondes et capteurs permettant un pilotage à distance et une meilleure détection des fuites. Il a aussi conduit à la remise à neuf de 3 039 mètres linéaires – soit 10 % du réseau – d’ici 2024.


Sophie Boutrelle

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