Le cluster Montagne s’engage pour le développement durable

par | 19 Mar 2021

Le cluster Montagne annonce la création d’un manifeste, qui formalisera tous les engagements pris, pour co-construire une montagne touristique innovante, accessible, durable. 

« La crise que nous traversons, hormis son impact considérable sur l’économie de notre filière touristique, agit comme un accélérateur de changement », assure Patrick Grand’Eury. Alors que le business model de la montagne a montré ses limites, « il est urgent d’adapter les modèles et d’assurer la transition pour une montagne de demain durable et toujours accessible sans pour autant sacrifier le ski qui fait toujours rêver », poursuit le président du cluster Montagne, qui se veut un contributeur actif des transitions par le potentiel d’innovation des entreprises de la filière. À une période où les plans de relance, les assises et les états généraux (cf. ceux de la transition à Métabief) s’enchaînent pour co-construire une montagne de demain multi saisons, plus verte et équilibrée, où il fait bon vivre. 

Patrick Grand’Eury a été nommé président du cluster Montagne en 2018 pour trois ans. Il est également le directeur général de Lumiplan Montagne à La Bâthie. @ClusterMontagne

Réduire les impacts des activités touristiques

Dans ce sens, une réflexion a été initiée en 2020 par le cluster Montagne, mobilisant plus de 80 membres répartis en groupes de travail, pour élaborer une vision globale. Avec à la clé, des engagements forts en lien avec ses valeurs. Formalisés au sein d’un manifeste, ils se concrétisent par un programme d’actions visant la mise en oeuvre de solutions innovantes pour réduire les impacts des activités touristiques et garantir leur pérennité.

Justement parce qu’il y a urgence, le cluster veut agir. Première étape : un bilan gaz à effet de serre (GES) est proposé aux professionnels par le cluster Montagne, Domaines Skiables de France et Outdoor Sports Valley en partenariat avec l’Ademe. Déjà une quinzaine d’entreprises (dont des équipementiers), ayant répondu à l’appel à candidature lancé en janvier, ont entamé cette semaine leur bilan GES, qui se terminera en juillet. Et parce qu’il faut montrer l’exemple, l’association s’est engagée dans son propre bilan carbone, « ce qui est assez rare pour des structures comme la nôtre »,tient à souligner Pierre-François Adam, en charge du pôle Prospective et Innovation du cluster. Et le responsable d’expliquer « L’objectif est de disposer d’un référentiel et d’identifier les postes d’économie pour réduire notre empreinte et tendre vers la neutralité carbone à horizon 2025. On pourrait, par exemple, envisager une compensation sur des projets ciblés dans les montagnes du monde ». La collecte des données venant de débuter, il faudra attendre début mai pour que le plan d’actions soit entériné. Cette méthodologie sera ensuite applicable à l’ensemble des acteurs de la filière qui souhaiteront entreprendre cette démarche.

Réfléchir à de nouveaux modèles pour accompagner la transition

Par ailleurs, le cluster s’est associé, pour trois ans, à la chaire de recherche Territoires en transition, portée par Grenoble École de Management. « Nous avons souhaité travailler avec des chercheurs reconnus pour réfléchir aux modèles de demain et contribuer à inspirer les stratégies de transition futures en vue de créer des espaces de vie durables et inclusifs », explique Patrick Grand’Eury. Grâce à ce partenariat, un chapitre spécifique “Transition des territoires de montagne“ a vu le jour pour développer des outils d’animation et de réflexion collective applicables aux territoires de montagne afin d’accélérer la transition. Trois thèmes ont été définis : modèles d’affaires (proposé sous forme de workshop au printemps), prospectives disruptives et gouvernance. 
Ce manifeste, en cours de rédaction, sera présenté lors de l’AG du cluster Montagne le 2 juillet prochain.

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Patricia Rey

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Photo Une : station de Sainte-Foy Tarentaise ©SavoieMontBlanc-Royer

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