Au Pipa, 41 postes de travail indépendants en mode bureaux et totalement équipés sont à la portée de ceux qui le souhaitent.
Le premier confinement, le plus dur aussi, a remodelé la façon de travailler. De télétravailler, surtout. Nombre d’entreprises tentent de trouver les meilleures solutions pour leurs employés, quand l’État leur impose de se rendre le moins possible sur leur lieu de travail. Mais pour ceux qui télétravaillent plusieurs jours par semaine, la frontière entre activité professionnelle et domestique est fragile, sans parler de la fracture numérique que certains vivent au quotidien. Dès lors, l’espace coworking Patagonia qui vient d’ouvrir ses portes sur le Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa) peut être un bon compromis car c’est le fruit d’une réflexion mixant de nombreuses opportunités. « Le bâtiment Patagonia a été livré l’été dernier avec le souhait d’offrir des solutions locatives de bureaux fermés, en bail classique. Mais avec la crise sanitaire et le premier confinement, Jean-Louis Guyader, président de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain et du Syndicat mixte du Pipa, convaincu que le télétravail allait transformer la vie des entreprises, nous a demandé de réfléchir à un espace de coworking au rez-de-chaussée », explique Émilie Brot-Viounnikoff, directrice adjointe en charge du développement pour le Syndicat mixte du Parc industriel de la Plaine de l’Ain.
En jonction avec la pépinière
La consultation de potentiels utilisateurs a permis de voir que les employés étaient prêts à partager un espace de travail, à condition qu’ils aient aussi la possibilité de travailler dans des espaces confidentiels. Le projet de plateforme de coworking mis dans les mains de professionnels de l’aménagement est en tout point réussi. Ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 grâce à un contrôle d’accès indépendant, l’espace est constitué de 41 postes de travail autonomes, en mode bureaux, totalement équipés, avec des accès à internet (fibre optique), à un système d’impression, à une salle de réunion de 10 personnes équipée d’un système de visioconférence et à une cuisine mutualisée avec un espace de détente dans le prolongement. Il comprend également trois bulles fermées par des cloisons modulaires vitrées et connectées pouvant accueillir six personnes chacune.
« Nous l’avions imaginé en réponse à la crise sanitaire, plutôt à l’adresse des grands groupes. Finalement, on s’est aperçu qu’en période de crise sanitaire, ils préféraient laisser leurs employés chez eux pour ne pas leur faire courir de risques. Notre position tiendra donc plutôt dans l’ancrage des nouveaux modes de travail. Autre avantage, l’espace jouxte la pépinière d’entreprises toute proche et la vie sociale qu’elle génère. Idéalement, en fin d’année, on aimerait pouvoir compter sur une dizaine d’utilisateurs réguliers » conclut Émilie Brot-Viounnikoff.
Comment réserver ?
La réservation d’un espace de coworking au Patagonia se fait grâce à la plateforme accessible avec le lien : plainedelain.cosoft.fr. Après avoir créé son profil, le coworker accède à l’ensemble des produits dont l’engagement annuel (démarrage au jour où il le souhaite). Un e-mail de confirmation est immédiatement envoyé avec les codes d’accès pour les portes et le wifi.
Les tarifs
- Demi-journée : accès coworking + cuisine, 18 € HT (salle de réunion à réserver en sus).
- À la journée : accès coworking + cuisine, 30 € HT (salle de réunion à réserver en sus).
- Au mois : accès coworking + cuisine + salle de réunion, 250 € HT.
- Annuel : accès coworking + cuisine + salle de réunion, 200 € HT/ mois.
1 700
Le coworking en France a été multiplié par 10 depuis 2012. Au fil des années, les lieux de coworking dans l’Hexagone n’ont cessé de se développer : 250 en 2014, 360 en 2015, 600 en 2017 pour finalement atteindre les 1 700 en 2019. (sources Nexity)
« La couveuse permet de tester son entreprise »
85 entreprises accompagnées, 246 emplois créés, 74 % de taux de pérennité à 12 ans, 69 % de taux de réimplantation en sortie de pépinière sur le territoire… Au cœur du Parc industriel de la Plaine de l’Ain, la pépinière d’entreprises Pampa a lancé un partenariat avec la couveuse d’entreprises Auxime. Les explications de Belcem Kirati, responsable de la Pampa…
Dans quel but accueillez-vous la couveuse d’entreprise Auxime ?
On a affaire à des porteurs de projets qui ont une idée assez avancée et qui aimeraient la confronter au marché. La couveuse permet de tester son entreprise avant son immatriculation. C’est un portage juridique où on utilise le numéro siret de la couveuse d’entreprise (Auxime) tout en bénéficiant aussi de quelques accompagnements. Les entreprises restent en moyenne 8 ou 9 mois en couveuse et en sortie, la pépinière prend le relais pour pouvoir faire du primo développement. L’avantage, c’est qu’on peut garder son statut social. Par exemple, pour ceux qui sont demandeurs d’emplois, cela ne change pas.

Qui est Auxime ?
C’est une structure indépendante avec laquelle nous sommes en partenariat et qui tient des permanences à la pépinière d’entreprises tous les mois. Lors du lancement, le 25 mai dernier, nous avons animé ensemble un atelier auprès de porteurs de projets. La couveuse permet ainsi de créer une complémentarité et de la rendre visible auprès de futurs entrepreneurs.
Quelle est la jonction entre Pampa et le coworking ?
Du fait de sa position géographique (il y a juste la cour à traverser : NDLA), c’est une collaboration naturelle. Les coworkers viennent chercher du réseau, échanger, s’insérer dans une synergie. Toutes les animations de la pépinière sont ouvertes aux coworkers actifs. L’idée, c’est de leur ouvrir le champ des possibles et de leur faciliter la relation avec d’autres types de contacts.
Eliséo Mucciante








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