C’est reparti pour une biennale d’art populaire citadin. Depuis le 25 juin et jusqu’au 18 septembre, 35 poulets de Bresse géants, revisités par des artistes peintres, plasticiens, couturiers et autres sculpteurs ont envahi les rues de Bourg, soit 15 œuvres de plus qu’en 2009, pour la première édition. Ils créent ainsi tout un parcours au gré duquel on peut découvrir ou redécouvrir le patrimoine de la ville, à l’image du cloître de la DDT qui accueille l’œuvre d’Edith Simonet «Greenbresse». Seuls cinq d’entre eux, trop fragiles, ne participent pas à cette mise en valeur. Trois sont exposés dans une galerie d’art, deux à l’office de tourisme. Ils intègrent en revanche le circuit.

A chaque poulet son coq, son cuisinier. La recette imaginée par ce dernier, en écho à l’œuvre, est photographiée sur le socle de chacune d’elles. Et toutes sont recueillies dans un livre, en vente en librairie et à l’office de tourisme.
A l’artiste et au maître queux est associée une entreprise, une collectivité et parfois, des particuliers. Quasiment toutes les œuvres sont vendues aujourd’hui dans le cadre de ce véritable mécénat culturel. En renonçant à organiser une vente aux enchères, l’association organisatrice — qui compte une douzaine de bénévoles — a obtenu un meilleur succès que pour la première. Culture, patrimoine, économie… La mise en valeur est totale.

Reste à savoir si le public sera au rendez-vous. L’édition 2009 avait attiré plus de 100000 visiteurs. Gageons que cette nouvelle édition fera mieux encore.