Si le désengagement est général, le contexte diffère. Génération bénie née dans les 30 glorieuses, les baby-boomers ont eu accès facilement à l’emploi, au logement… «Ils ont tout eu. Et ils aimeraient bien que ça dure. On les taxe donc facilement d’égocentrisme», commente Patrick Lemattre, professeur à HEC, spécialiste de l’évolution du corps social et invité de l’assemblée générale, jeudi 30 juin, de la chambre syndicale de la métallurgie.
La jeune génération, elle, a dû survivre et grandir dans un environnement instable. Les nouvelles technologies ont par ailleurs, amené de nouvelles relations à l’espace et au temps. «Ils apparaissent matures plus tôt et plus fort, mais leur fragilité est importante. Ils ont une très forte angoisse qu’il faut savoir gérer.»
Reste la génération intermédiaire dont les membres ont autour de 45 ans aujourd’hui. «Ils ont été éduqués sur le même modèle que les baby-boomers, mais celui-ci ne fonctionnait plus. Ils se sentent les cocus de l’histoire. Aussi, leur loyauté est conditionnelle, leur attitude consommatrice, voire calculatrice.»
Et pour mettre toutes ces différences en musique dans l’entreprise, Patrick Lemattre ne croit pas à une segmentation, mais à une gestion d’ensemble. …







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