La Fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Ain dresse un bilan positif de l’année 2011, mais nourrit de profondes inquiétudes pour 2012. «Dans l’habitat social, des opérations sont toujours lancées, mais par manque de visibilité, les entreprises du bâtiment ont maintenu des prix très bas, ce qui accroît, avec les hausses de matières premières et de fournitures, le risque de défaillances, note Thierry Gloriès, PDG de Floriot. Dans la promotion immobilière, entre crise financière et hausse des taux, les promoteurs lancent moins d’opérations par peur de ne pas vendre. Et la commande publique va se tarir aussi avec la fin du plan de construction des hôpitaux.»

Dans les TP, secteur porté par une météo favorable au début 2011, on a cru que le pire était passé. Depuis, la crise de la dette menace la capacité des collectivités à se financer, donc à lancer de nouveaux projets. Quant au marché privé, s’il a pris le relais l’an dernier, il subit le manque de visibilité et les difficultés des industriels à trouver des financements. Finalement, seul le secteur de la maison individuelle affiche une certaine sérénité pour les mois à venir, avec des carnets de commande corrects. …