Les entreprises étrangères candidates à l’implantation à Genève sont en recul depuis 2014. Une situation qui n’a pas l’air d’inquiéter la République et canton de Genève.

Elles étaient 34 en 2014 et seulement 18 en 2019. Les nouvelles entreprises étrangères à avoir bénéficié des services de l’Etat de Genève ou de l’organe de promotion de Suisse occidentale (GGBa) ont vu leur nombre chuter durant les six dernières années.

En parallèle, le nombre d’emplois créés par ces sociétés nouvellement installées a lui aussi baissé : 190 postes en 2014, 168 en 2019. En y regardant de plus près, on constate cependant des variations importantes : 434 créations de postes étaient enregistrées en 2015, 240 en 2016, 284 en 2017 et 165 en 2018. La baisse est donc moins franche qu’il n’y paraît. « Le volume d’emplois espérés à l’horizon 2022 a faiblement augmenté« , commente le Département du développement économique (DDE) de la République de Genève, qui constate que cette désaffection des sociétés étrangères touche aussi les autres cantons de Suisse romande.

Selon lui, deux raisons expliquent le phénomène : la conjoncture et le choix des entreprises de jouer la complémentarité avec le tissu entrepreneurial existant. Sachant que « plus de 90 % des ressources financières du DDE sont aujourd’hui affectées à l’appui et à la promotion économique endogène« .

Visiblement peu inquiet, le DDE annonce qu’il va continuer « de renforcer ses mécanismes de soutien aux entreprises locales » et favoriser le savoir-faire genevois plutôt que « d’importer des compétences externes n’étant pas indispensables aux acteurs économiques et académiques du canton« .