Le calendrier est clair, il vous reste deux mois pour bien faire. Contrainte administrative ou opportunité pour mieux piloter son activité, la réforme de la Facture électronique qui entrera en vigueur le 1er septembre va totalement chambouler les modèles établis. Pour Emmanuel Larrazet et Benoit Was, c’est une chance pour les chefs d’entreprise de centraliser leur comptabilité.
Chez Anderlaine, le sujet est piloté depuis plusieurs années. « Beaucoup d’entreprises pensent pouvoir s’y atteler plus tard. C’est de moins en moins vrai, même s’il est encore possible de bien faire. C’est précisément ce qui rend la période actuelle intéressante : nous avons tout juste le temps de préparer les choses correctement », souligne Emmanuel Larrazet, président du groupe Anderlaine. Car la réforme ne consiste pas simplement à choisir une plateforme agréée, ce nouveau logiciel devenu obligatoire pour toute société. Elle implique un véritable travail de fond sur les données de l’entreprise.

Certaines informations concernant les clients, jusqu’alors facultatives ou peu utilisées, deviendront indispensables. Une mention légale manquante, une donnée client incomplète et la facture ne pourra tout simplement pas être envoyée. « Nous demandons à nos clients de s’interroger dès maintenant sur toutes ces données. La mise en place est délicate mais une fois terminée, le plus difficile sera passé. C’est un chantier qui se construit étape par étape », complète Benoit Was, associé et référent du projet Facture électronique. Cette réflexion concerne particulièrement les commerçants, restaurateurs et entreprises utilisant des logiciels de caisse.
Demain, lorsqu’un client professionnel demandera une facture, celle-ci devra être intégrée dans le nouveau dispositif et envoyée sous forme de facture électronique.
Les éditeurs de logiciels adaptent déjà leurs solutions pour faciliter cette transition. Sur ce sujet également, le moment est venu d’étudier les différentes options qui se présentent afin de se mettre en conformité tout en formant les équipes au nouveau modus operandi.

Transformer une obligation en véritable levier de pilotage
Au-delà de la conformité réglementaire, la facture électronique ouvre surtout la porte à une gestion plus fluide et plus réactive de l’entreprise. Les nouvelles plateformes agréées permettront notamment de suivre le cycle de vie complet d’une facture. Son émission, sa réception, mais également son statut de paiement pourront être intégrés dans un écosystème connecté aux logiciels comptables et parfois même aux outils bancaires.
« Plus les outils communiquent entre eux, plus le dirigeant gagne en visibilité », explique Benoit Was. « On peut imaginer des relances automatisées, des alertes sur certains retards de paiement ou encore un suivi beaucoup plus précis de la trésorerie ».
Cette vision en temps réel constitue sans doute l’un des plus précieux bénéfices de la réforme. Là où les informations arrivaient parfois plusieurs semaines après les opérations, elles pourront désormais être exploitées beaucoup plus rapidement. Terminé les mails de relance, les copier-coller, les règlements à pointer en comptabilité, tout sera automatisé.
Autre évolution importante : certaines données devront être mieux structurées. Les entreprises devront par exemple distinguer plus clairement les prestations de services et les ventes de marchandises. Un exercice qui peut sembler technique mais qui contribue à améliorer la qualité globale de l’information financière. Pour Anderlaine, la question n’est donc plus de savoir si la réforme doit être mise en oeuvre, mais comment l’utiliser pour améliorer le pilotage de l’entreprise.

S’appuyer sur son conseil pour prendre de l’avance
Face à ces évolutions, la société de conseil invite les dirigeants à se rapprocher dès maintenant de leurs partenaires habituels. Expert-comptable, éditeur de logiciels, intégrateur ou conseil spécialisé : chacun a un rôle à jouer pour préparer cette transition dans de bonnes conditions.
« Choisir sa plateforme agréée est une première étape. Mais ce n’est que le début du travail », rappelle Emmanuel Larrazet. « Ce qui fera la différence demain, ce sera la qualité de la préparation réalisée aujourd’hui ».
Depuis les premiers textes réglementaires, Anderlaine a fait le choix de l’action et de l’anticipation. Une philosophie qui reste inchangée : aider les dirigeants à transformer les évolutions réglementaires en leviers de performance. « À moyen terme, la facture électronique n’est pas une contrainte », conclut Benoit Was. « Tout dépend de la manière dont on s’empare du sujet. Bien préparés, ces nouveaux outils peuvent rendre la gestion beaucoup plus simple, plus rapide et plus agréable au quotidien. »
- 1er septembre 2026 : Toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir les factures électroniques émises par les grands groupes et les ETI.
- 1er septembre 2027 : Elles devront également être capables d’en émettre à destination de leurs clients professionnels.
Pour aller plus loin : https://www.anderlaine.com/nos-expertises/expertise-comptable/facturation-electronique/

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