Avec Ec’Haut-Bugey, le territoire veut valoriser ses filières et ses savoir-faire.
« À l’heure où les politiques de réindustrialisation se multiplient, le Haut-Bugey a réussi à conserver un tissu industriel dense au fil des années. Comment ? En innovant, sans cesse », vante le dossier de presse de l’événement. Haut-Bugey Agglomération renoue avec la tradition, mise à mal par la crise sanitaire, d’organiser un grand rendez-vous économique annuel. Ec’Haut-Bugey aura lieu les 8 et 9 novembre, dans l’écrin fraîchement rénové du parc Valexpo d’Oyonnax. Les inscriptions sont ouvertes.
L’objectif est de mettre en avant les atouts du territoire, en particulier en dehors de ses propres frontières, de changer l’image d’un Haut-Bugey que l’on imagine volontiers rural quand il compte 3 700 acteurs industriels pour un total de 29 000 emplois et un chiffre d’affaires de plus de 2,8 milliards d’euros. Aussi, des circuits de visites sont prévus sur les deux jours, pour faire découvrir les savoir-faire locaux. « Il s’agit de montrer, d’une manière générale l’impact positif des entreprises », relève Michaël Palisse, secrétaire de l’association AEPV (Acteurs économiques de la Plastics Vallée).
On retrouve donc autour de l’événement, les deux principaux secteurs d’activité du cru : la plasturgie et le bois. « Nous avons deux enjeux, non seulement l’attractivité du territoire, mais celle de nos métiers qui n’ont pas forcément bonne image », note Laure Manducher, dirigeante de Tecmaplast et membre du comité régional de Polyvia, le syndicat de la plasturgie. « Nous allons profiter de ces deux jours pour faire le point sur l’innovation », ajoute Joël Viry, président du pôle de compétitivité Polyméris. Et celui-ci d’annoncer que le pôle profitera d’Ec’Haut-Bugey pour organiser la prochaine de ses rencontres mensuelles nationales.
Quant à la Fédération interprofessionnelle du bois, ce n’est pas un hasard si elle a choisi Haut-Bugey Agglomération pour implanter Visiobois, la maison de la filière. « Le territoire est couvert à 70 % par la forêt et il abrite de nombreuses entreprises du secteur », rappelle sa trésorière, Annie Pépin. Et ce sont les mêmes raisons qui ont conduit Xylofutur, le pôle de la chimie du bois à installer là, sa première antenne régionale, en 2019. « C’est une bonne place pour échanger avec les écoles et l’interprofession », remarque sa permanente, Lauriane Chabbert.
Fibois profitera entre autres de ce rendez-vous économique pour communiquer sur l’usage du bois pour réduire l’empreinte carbone des bâtiments. Un circuit de visites est particulièrement dédié à la formation, avec l’École technique du bois pour la première transformation et la MFR de Plateau-d’Hauteville pour la deuxième transformation.
Au-delà de ces parcours, l’événement proposera des miniconférences sur la Cité des Plastiques de demain, sur l’état des lieux des forêts du Haut-Bugey ou encore sur la transition écologique et énergétique, ainsi que des tables rondes : deux sur « la mise en œuvre de l’économie circulaire » et sur ses « impacts sur les métiers », une dernière sur « les innovations de l’économie de demain ». « Nous aurons des intervenants de qualité », soulignent d’une seule voix les organisateurs, en référence aux conférences de l’industriel Pierre Gattaz et de l’économiste Jean-Marc Daniel, programmées en clôture de chaque journée.
Les étudiants impliqués
EC’Haut Bugey s’associe de surcroît au salon Reep (Rencontres étudiants-entreprises de la Plastics Vallée). Plus d’une cinquantaine d’industriels du territoire seront présents afin de faire découvrir la plasturgie au grand public, à l’initiative des élèves en génie mécanique de l’Insa, spécialité plasturgie et matériaux polymères. Un rendez-vous pour permettre aux étudiants de trouver stages, alternances et offres d’emploi, donner de la visibilité aux entreprises et faciliter leurs recrutements.
Sébastien Jacquart









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