L’agence de notation Standard & Poor’s Global Ratings vient de relever la note de référence à long terme de la Région Auvergne Rhône-Alpes de AA- à AA. Ce résultat est, selon elle, le fruit des économies réalisées depuis janvier 2016.

Après avoir relevé au printemps sa perspective d’évolution de la note de la Région de «stable» à «positive», en soulignant sa «capacité à réduire les dépenses de fonctionnement», l’agence Standard & Poor’s Global Ratings (S&P ) vient de relever la note de référence à long terme de la Région Auvergne Rhône-Alpes de AA- à AA. Ce vaste territoire est ainsi la seule région française qui voit sa note relevée. Pour sa part, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’est félicité de cette reconnaissance des choix budgétaires et de la bonne gestion mise en place depuis janvier 2016.

Une politique de rupture

Selon lui, la notation de l’agence internationale «couronne une politique de rupture engagée depuis un an autour de trois engagements pris pendant la campagne : lutte implacable contre le gaspillage, zéro augmentation d’impôts, relance des investissements».

Dans un contexte contraint par les fortes baisses de dotations de l’Etat, S&P attribue ce succès en premier lieu à «la gouvernance et à la gestion financières de la Région considérée comme «fortes» à l’instar des performances budgétaires». En outre, elle souligne comme un élément-clé «l’engagement du président du Conseil régional à respecter ce plan». Le poids de la dette est désormais considéré par S&P comme «modéré» alors qu’il était «élevé».

«La capacité de désendettement devrait s’établir à 4 ans (de recettes de fonctionnement), en-deçà de l’objectif régional de cinq ans», affirme S&P.

Et d’ajouter : «En 2016, la Région fait mieux que tenir ses engagements, alors que beaucoup les croyaient intenables. Auvergne-Rhône-Alpes est la Région n°1 en économies de fonctionnement et la seule région fusionnée à réaliser des économies en 2016. On démontre en Auvergne-Rhône-Alpes qu’il n’y a pas de fatalité à l’explosion des dépenses publiques et à la prolifération des gaspillages»