Pendant que vous voyagez debout dans les trains bondés de la Sncf – même pas à l’heure, soit dit en passant – d’autres vivent dans une véritable cour d’apparat.

Ainsi en va-t-il des voyages présidentiels et autres petites excursions personnelles des ministres. Tout récemment, vous avez pu entendre, à maintes reprises, notre ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, expliquer en long, en large et en travers que non, elle n’avait pas utilisé l’argent public pour financer ses vacances. Elle a dû s’en justifier jusque sur le plateau du JT de France 2. L’opposition a déjà réclamé sa démission. Tout ça pour un petit tour d’avion, si elle avait su, elle ne serait pas venue.

Mais pourquoi donc tant d’émoi? Outre l’aspect d’un éventuel lien entre l’ami propriétaire du jet et le pouvoir en place en Tunisie, il y a l’aspect économique. Et certains se demandent – à tord ou à raison d’ailleurs – si l’argent public ne servirait pas à financer les balades des uns et des autres. La ministre l’a pourtant bien précisé: ses vacances, elle les a payé toute seule. Sauf que sur ce point, certains ne semblent pas bien d’accord. Mais difficile de vérifier.

De son côté, Nicolas Sarkozy, dans sa volonté de révision générale des politiques publiques, a rappelé au Gouvernement la nécessaire recherche d’économie et la réduction du train de vie de l’Etat et demandé que « les déplacements des ministres et secrétaires d’Etat soient strictement encadrés ». Il peut aussi balayer devant sa porte, certains de ses voyages nécessitant plusieurs avions et encore plus de millions.

Pendant que tout un chacun est amené à se serrer la ceinture, chaque voyage – d’affaires ou privé – de ces personnalités coûtent aux autres. Plus près de nous, les voitures avec chauffeurs de certains élus sont-elles réellement nécessaires?