Le cimentier français Vicat (3,6 milliards d’euros de CA, 9 900 salariés) réhabilitera ses implantations de La Revériaz et de Montagnole, où il projette la création d’un site « multi-activités et multimodal ».
« Les autorisations de renouvellement de l’exploitation de la carrière de Montagnole [pour une durée de trente ans, NDLR] ont été obtenues récemment », précise Vicat, dans un communiqué. Avec l’objectif affiché d’accroître l’approvisionnement du bassin chambérien, actuellement « déficitaire en granulats de qualité » et de « valoriser les déchets inertes locaux du BTP ».
Si le cimentier n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, la demande d’autorisation environnementale unique présentée par Vicat en janvier 2023 à la préfecture de Savoie – qui a donné un avis favorable – comprend également une extension des zones d’exploitation sur 15,1 ha, portant la superficie totale à 89,5 hectares. Cela nécessitera le défrichement d’une parcelle boisée de 78 900 m². Le groupe, qui exploite la carrière de Montagnole depuis 1980, a également obtenu que le tonnage d’extraction autorisé passe de 300 000 en moyenne à 500 000 par an (voire 800 000 tonnes maxi, pour des besoins exceptionnels).
Et ce n’est pas tout. On apprend que cette extension permettra d’exploiter une installation de traitement des matériaux d’une puissance cumulée de 2 230 kW pour l’élaboration de granulats à usage noble, ainsi qu’une station de transit de produits minéraux et de matériaux de remblai inertes (150 000 t/ an) sur une superficie de 52 000 m2.
Enfin, ce projet intègrera la réhabilitation de l’ancien tunnel (« métro de Montagnole ») de 3,6 km qui relie la carrière à la plateforme de dispatching de La Revériaz. Il sera équipé d’un convoyeur à bande (d’une capacité de transport de 800 000 t/an) pour acheminer les granulats et les déchets inertes non recyclables, limitant ainsi le transport routier. Cet équipement, dont le montant s’élève à 8 M€, est prévu en 2024.
« Ce site sera un exemple concret d’économie circulaire », selon Vicat, qui vise la neutralité carbone d’ici 2050.
Patricia Rey








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