Avec son nouveau quartier « Musinens 2030 », la collectivité, située à la frontière de la Haute-Savoie, propose une approche globale du territoire.
Depuis sa création en 2019, après la fusion de Bellegarde-sur-Valserine, Châtillon-en-Michaille et Lancrans, Valserhône, commune de 17 000 habitants, ne cesse d’affirmer son ambition d’aménagement durable. Le quartier de Musinens en est aujourd’hui le symbole, avec un vaste projet de renouvellement urbain, présenté le 11 juin dernier, lors d’une déambulation inaugurale sous une chaleur suffocante. Ce qui n’a pas freiné les élus, partenaires et habitants.
Une place de stationnement par logement est présagée, soit en sous-sol, soit au rez-de-chaussée des bâtiments.
« Ce plan s’inscrit dans une boucle de développement à l’échelle de la commune qui est encadrée par les orientations du PLUiH. Ce dernier fixe des objectifs de densité, de mixité sociale et d’intégration paysagère », détaille Nicolas Pes, responsable de projet d’aménagement de Dynacité. Le bailleur social, déjà bien installé à Valserhône avec 1 351 logements, a la charge de la réhabilitation du quartier.
3 700 m2 de logements
La commune bellegardienne a établi un protocole d’accord avec Dynacité pour « se reconstruire sur elle-même ». « Ce contrat avec un partenaire de confiance était un choix évident, puisqu’il permet la création de ce quartier durable, très qualitatif dans son aménagement extérieur, justifie Andy Cavazza, adjoint à la Ville. Il l’est aussi dans son habitat, au milieu de ce secteur ancien datant du début des années 1970, qui demandait à être rénové. »
Prévu d’ici fin 2026, un réseau de chaleur urbain sera alimenté par l’Unité de valorisation énergétique de Sivalor.
Cinq hectares de terrain avec 37 000 m² de logements, dont 10 % en logements locatifs sociaux (LLS) et 10 % en accession sociale à la propriété (PSLA), dispersés en cinq îlots, témoignent d’une grande ambition. Au total sur 540 hébergements, 493 seront restaurés. « Nous avons un programme extrêmement conséquent en termes d’amélioration des performances thermiques et nous réalisons tout un travail sur les façades pour augmenter la valeur architecturale de nos bâtiments », explique Pascal Posé, directeur de la maîtrise d’ouvrage chez Dynacité. Les premières constructions neuves sortiront de terre en 2027-2028.

Un espace vert pour les habitants
Entre les différents îlots, les futurs locataires auront la chance de se balader au milieu d’un poumon vert imaginé par Insolites Architectures. Le nouveau parc central constituera le cœur vivant du quartier : belvédère, théâtre de verdure, aires de jeux, espaces familiaux, zones humides valorisées… Un espace pensé avec et pour les habitants, à travers plusieurs ateliers de concertation. « Nous avons été guidées par la première impression du site, s’émerveille Marie Madic, architecte urbaniste d’Insolites Architectures. C’est son rapport au grand paysage, évidemment. Nous avons un point de vue exceptionnel sur le massif du Jura et sur le Retord à proximité de la Valserine. »
La hauteur du bâti restera en R +5 sauf les deux nouvelles constructions qui seront en R +8.
Le square de 1,3 hectare sera rétrocédé à la Ville après sa création. « Aussi, nous ressentions que l’échelle de ce parc dépassait celle du quartier. Créer un espace public de proximité pour les futurs habitants, oui. Mais peut-être pas seulement. L’objectif, c’était aussi de dézoomer, de réinscrire le quartier en lien avec d’autres lieux de loisirs, de paysages structurants de la commune », continue l’architecte. L’ouverture est envisagée au 1er trimestre 2026.

Un ensemble de chantiers
Le quartier des Musinens s’inscrit dans un ensemble plus large de projets de Dynacité. La revalorisation du centre-ville avec une opération d’acquisition-amélioration de la rue Bertola, la réhabilitation des tours Dunant ou encore, les travaux de rénovation thermique prévus au quartier des Pâquerettes s’ajoutent au renouveau de Valserhône. Avec plus de 6 millions d’euros investis, Dynacité confirme son rôle de bailleur moteur de la transformation locale. « Musinens 2030 », quant à lui, représente une enveloppe budgétaire de 21 millions d’euros.
Thibault Jeanpierre









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