Réacteurs nucléaires, réindustrialisation ou encore, soutien à la plasturgie figurent au bilan de l’action de l’État dans l’Ain.
« L’Ain est un département qui se réindustrialise et qui vise le plein-emploi. La procédure d’implantation des réacteurs nucléaires EPR2 a été lancée. Elle constitue une étape majeure pour notre souveraineté énergétique. Le Parc industriel de la Plaine de l’Ain aussi se développe. Les visites des ministres Roland Lescure (Économie, NDLR) le 14 novembre, au lancement du sommet Choose France, puis de Sébastien Martin (Industrie) au mois de mai, témoignent de l’intérêt des pouvoirs publics pour ce parc, dont nous devons assurer l’extension. » À l’heure du traditionnel bilan de l’action de l’État dans l’Ain devant les élus du Conseil départemental, lors de la session de juillet, le préfet Louis-Xavier Thirode n’a pas manqué de faire figurer l’économie au rang de ses priorités. « France 2030 continue d’irriguer notre tissu productif, avec 5 M€ d’aides mobilisés en 2025 et 12 nouveaux lauréats qui portent à 86, le nombre de projets soutenus depuis 2021 », a-t-il relevé d’ailleurs, soulignant que les secteurs du numérique et de la plasturgie en étaient les principaux bénéficiaires. Vingt-huit projets, « essentiellement tournés vers le médical, domaine à très haute valeur ajoutée », concernent en effet cette dernière filière.
Plasturgie et gouvernance
En écho à une question de Damien Abad, président de Haut-Bugey Agglomération, le représentant de l’État n’a d’ailleurs « pas caché son immense inquiétude » pour l’industrie plastique qui vit « une conjonction difficile » entre « plastic bashing », « accès à la matière première compliqué par le prix des hydrocarbures et les délais d’acheminement » et « inondation de produits chinois subventionnés à des prix sur lesquels il est impossible de s’aligner ». En plus des travaux autour de la décarbonation, du soutien à l’innovation et de la promotion des métiers, menés dans le cadre de Territoires d’industrie et de France 2030, Louis-Xavier Thirode a jugé nécessaire une coordination entre les différents acteurs de la Plastics Vallée où « l’on a une culture d’entreprise forte, mais parfois très autonome ». « L’idée serait de réunir dans un partage d’objectifs, une gouvernance qui irait au-delà de ce que peut faire la Commission paritaire . Une convergence est à créer. »
Sébastien Jacquart








0 commentaires