Ça bouge pour les centres Roosevelt

Ça bouge pour les centres Roosevelt

Imaginés par des kinésithérapeutes à Rumilly, ces espaces dédiés à la santé par le mouvement vont se développer sur l’ensemble du territoire français grâce à un partenariat noué avec Botanic.

Les centres Roosevelt doivent leur nom à l’avenue Franklin Roosevelt où ils ont été créés à Rumilly. «Ce n’était pas du tout volontaire, mais cette appellation nous a donné l’image d’une institution. Au point que l’on nous demande souvent où se trouve le centre Roosevelt dans telle ou telle ville», sourit Frédéric Nagy. Ce kinésithérapeute est l’un des fondateurs, avec Olivier Thomas et Océane Gruffat, du premier espace ouvert en 2006 à Rumilly. L’idée est de développer une approche globale de la santé en rassemblant dans un même site des kinésithérapeutes (environ 50 % des effectifs), mais aussi des diététiciens et des professeurs de sport. «Notre ambition est que les gens – patients et clients – deviennent acteurs de leur santé à travers l’alimentation et le bien-bouger », poursuit Frédéric Nagy. Le centre de Rumilly a remporté un tel succès que Frédéric Nagy et Olivier Thomas ont décidé de le dupliquer à Argonay. Ouvert en 2014, ce deuxième centre a été lancé avec trois autres kinés associés.

Une vingtaine de nouveaux sites en vue

Le partenariat noué en mars dernier avec Botanic va permettre un déploiement national du concept. Outre leurs racines haut-savoyardes, les deux groupes se sont tout naturellement retrouvés autour d’une philosophie commune et d’un intérêt partagé pour le bien-être et la santé par le mouvement pour Roosevelt, par le végétal pour l’enseigne de jardinerie qui développe, dans ses magasins, des espaces animés par des naturopathes.
« Nous sommes entrés à hauteur de 50 % au capital d’une société commune avec Frédéric Nagy et Olivier Thomas», précise Luc Blanchet, le pdg de Botanic. À moyen terme, l’alliance débouchera sur le développement de gammes de produits communs comme des extracteurs de jus, compléments alimentaires ou encore des infusions. Elle va aussi et surtout permettre un déploiement national des centres Roosevelt. Quatre premières ouvertures sont prévues pour 2019 à Saint-Genis-Pouilly (01), Saint-Avold (57), Challes-les-Eaux (73) et sur l’écoparc de Saint-Julien-en-Genevois (74).

D’ici 2023, c’est une vingtaine de nouvelles adresses détenue en propre ou en franchise qui est prévue, dont une partie directement sur la zone de chalandise des magasins Botanic. L’enseigne de jardinerie apporte son savoir-faire en matière de développement commercial et de logistique. Elle va également permettre de lever les fonds nécessaires pour financer une expansion rapide. « Avec cette croissance, nous allons atteindre une taille critique et être, par exemple, en mesure de proposer davantage d’évolutions à nos salariés », souligne Frédéric Nagy.

Une signature architecturale haut-savoyarde

Chaque centre représente un investissement de l’ordre de 2,5 millions d’euros. Il s’étend sur 1 000 à 1 200 mètres carrés organisés autour de trois pôles : santé (massage, rééducation, balnéothérapie, ostéopathie, diététique), doté d’une piscine et d’un plateau technique confiés à une équipe paramédicale ; forme, avec les activités sport et remise en forme (aquagym, aquabike, Pilates, cours de natation, bébé nageur…); équilibre (diététique, yoga, gestion du stress, école du dos, stretching…). Tourné vers des matériaux qualitatifs comme le bois et le verre, le concept a été développé avec l’agence ancilevienne Brière Architectes qui se chargera de la réalisation des futurs centres Roosevelt. Le site d’Argonay devrait également évoluer et devenir le lieu de formation des équipes qui seront recrutées à l’avenir.


Par Sophie Boutrelle


Cet article est paru dans Eco Savoie Mont-Blanc du 16 avril 2018.  Pour retrouver l’intégralité des articles de notre hebdomadaire mais aussi de nos suppléments et hors-séries, c’est ICI 

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