L’édito de Myriam Denis : « Le meilleur des mondes »

par | 11 Oct 2018

« Une tempête d’une ampleur inédite a frappé… », « Des feux de forêts ont dévasté des hectares de sites naturels sensibles », « les pluies torrentielles, les plus importantes depuis cinquante ans, ont emporté voitures et autres biens dans les rues de la ville », « les eaux du lac d’Annecy n’en finissent pas de baisser, une conséquence du réchauffement climatique », « la canicule aura duré 18 jours cet été, avec des températures dépassant les 39 voire 40 ° localement. »

Va-t-on se réveiller ? Aujourd’hui, je lis le titre suivant sur Le Parisien : « Climat : la planète brûle vraiment ». Quel constat édifiant ! Pourtant, les scientifiques éminemment reconnus du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat viennent (encore) d’alerter sur les conséquences du réchauffement climatique, avec les scénarios plausibles et les impacts d’une hausse des températures de 1,5° à 2°, occasionnant famines, déplacements de populations, disparitions d’espèces, etc.

Or, loin du discours culpabilisant et avilissant du « n’imprimez que si nécessaire » (sans blague…), les politiques doivent impérativement déterminer une position claire en matière de réchauffement climatique. Les mots, c’est bien, les actes, c’est mieux. Mais lorsque l’on aura scié la branche sur laquelle nous sommes tranquillement assis, que nous restera-t-il ? Et pourquoi donc citer Aldous Huxley en titre de cet édito ?

« LOIN DU DISCOURS AVILISSANT DU « N’IMPRIMEZ QUE SI NÉCESSAIRE », LES POLITIQUES DOIVENT DÉTERMINER UNE POSITION CLAIRE EN MATIÈRE DE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. »

Mais parce qu’heureusement pour l’humanité, la Nasa & Cie sont pleinement investis dans la recherche de planètes habitables. Ouf, nous voilà sauvés ! Ainsi, lorsque la Terre ne ressemblera plus à rien, lorsque l’intelligence artificielle aura connu un tel essor que la question du transhumanisme ne sera plus une prophétie, mais bel et bien une réalité (augmentée), nous aurons (peut-être) une porte de sortie.

Alors, la réalité virtuelle nous permettra certainement de créer des hologrammes et pourquoi pas, de revoir ainsi des espèces disparues depuis longtemps de la surface de notre planète. On circulera sur des autoroutes aériennes et nous vivrons dans des immeubles s’enfonçant dans les profondeurs. Oups, je m’emballe ! Ce n’est pas tant une vision apocalyptique du monde, qu’une représentation prospective de ce qui pourrait bien advenir. Et si ma mère aurait sans doute été très contente de pouvoir imprimer ses dîners en 3D, je pense que l’idée de devoir faire climatiser sa maison lui déplaît souverainement. Avons-nous d’autres choix ? Dans cent ans, on verra pousser des salades en Sibérie tandis que dans notre beau département, nous aurons des étés à 50°. Et surtout, notre humanité se souviendra du temps jadis, où les climatologues alertaient sur les conséquences inhérentes du réchauffement climatique. À Noël ici il fera 20° et les enfants des enfants de nos enfants s’achèteront un billet pour une exoplanète lointaine. Où tout recommencera.

Myriam Denis
Rédactrice en chef
m.denis@eco-ain.fr

La volonté du gouvernement de verdir le parc automobile, selon Faro

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