L’annonce de la présence putative d’Assa Traoré aux Glières, le 30 mai prochain, à l’occasion de l’événement “Paroles de Résistances”, a immédiatement suscité une levée de boucliers d’une partie des parlementaires haut-savoyards.
Virginie Duby-Muller, députée (LR), Loïc Hervé, sénateur (UDI), Frédérique Lardet, députée (apparentée LREM) et présidente du Grand Annecy, et Bernard Accoyer, ancien député de la circonscription des Glières et ancien président de l’Assemblée nationale, ont signé le 14 mai une tribune contre la participation à cet événement de la médiatique militante contre les violences policières, sœur d’Adama Traoré, mort en 2016, peu après son interpellation alors qu’il avait auparavant tenté de fuir un contrôle de gendarmerie.
Intitulée « Un affront à l’esprit des Glières », cette tribune estime notamment que « le poids du lieu mérite mieux qu’une instrumentalisation politique, nous sommes effarés d’apprendre qu’une association militante y prévoit un rassemblement de “Paroles de Résistances” le 30 mai prochain. Face à la symbolique des Glières, il y sera notamment question de “violences d’État”, de promotion du marxisme, de « société sécuritaire ». »
Les signataires voient dans la militante Assa Traoré « celle qui ne cesse d’appeler à la “déconstruction” de notre Histoire, et à la guerre civile. Celle qui fédère tour à tour l’islamo-gauchisme, le racialisme et l’indigénisme autour d’une seule idée : détruire ce qui fait que nous sommes fiers d’appartenir à la Nation française. Celle qui ne se bat pas pour la patrie, mais bien contre la France. »
La venue d’Assa Traoré aurait depuis été annulée, selon le Dauphiné Libéré, au grand dam de Gilles Perret, porte-parole du collectif Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui qui organise le rassemblement du 30 mai. Ce dernier expliquait à notre confrère : « Nous choisissons toujours de faire venir des gens engagés qui ont pris des risques pour défendre des valeurs républicaines et qui en ont subi des représailles. En l’occurrence, Assa Traoré se bat pour rétablir la justice sur la mort de son frère, sans être entendue depuis cinq ans. »
Photo à la une : monument de la Résistance sur le plateau des Glières, réalisé par le sculpteur Émile Gilioli (1911-1977) et inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux. Crédit : CC BY-SA 3.0m








La honte absolue rn regard des résistants qui sont mort durant la guerre.
Elle n’a rien à faire au plateau des filières par respect pour les personnes mortes pour défendre
la France !!
« Nous choisissons toujours de faire venir des gens engagés qui ont pris des risques pour défendre des valeurs républicaines et qui en ont subi des représailles. »
Si c’est ça le critère, c’était vraiment un très mauvais choix :
Elle n’a pris aucun risque, si ce n’est celui d’être médiatisée (beaucoup de personnes rêvent de prendre un tel risque). Les « valeurs » qu’elle défend sont aux antipodes des « valeurs républicaines ». Et, loin d’en subit les représailles, elle vit de son engagement associatif…
Et si on prend la suite de la citation, qui est censée justifier la 1ère phrase :
« En l’occurrence, Assa Traoré se bat pour rétablir la justice sur la mort de son frère, sans être entendue depuis cinq ans. »
1°) On ne voit pas quel risque elle a pris
2°) A part de ne pas avoir eu gain de cause, on ne voit pas quelles représailles elle a subi,
3°) Son combat serait de « rétablir la justice », ce qui suppose qu’elle n’est pas rendue correctement aujourd’hui. Il s’agit ici d’une prise de position commune entre l’auteur de cette phrase et Mme Traoré. Prise de position qui consiste à décrédibiliser la Justice française et, plus ou moins implicitement, l’accuser de racisme. Si c’est en critiquant la justice de la République qu’on défend les « valeurs républicaines », il y a quelque chose qui m’échappe…
A tous les critiques… Serez vous prêts l’an prochain à monter sur le Plateau des Glières pour défendre la République et les valeurs Liberté Égalité et Fraternité contre la représentante d’un parti créé par un négationniste (chambre à gaz, un détail) et soutenu par des anciens miliciens ?
Les résistants voulaient créer un autre monde (Il faut lire leur programme !!!) que les députés pseudos défenseurs de la résistance refusent…
Quant à l’instrumentalisation politique, Monsieur Accoyer n’a pas eu le courage de le dénoncer à son candidat Sarkozy lors d’une campagne présidentielle en 2007. Pitoyable bonhomme !
Tout à fait d’accord avec les précédents commentaires. S’approprier ou être invité à cette manifestation est scandaleux et au regard de nos RESISTANTS de 1944, un manque de respect absolu.