Immobilier Nord-Isère : « C’est une opportunité que d’être aux portes de Lyon ! »

Immobilier Nord-Isère : « C’est une opportunité que d’être aux portes de Lyon ! »
Immobilier Nord-Isère : « C’est une opportunité que d’être aux portes de Lyon ! »
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Rapporteur pour le Nord-Isère de l’Observatoire de l’immobilier édité par la Chambre des notaires de l’Isère, Me Jean-philippe Pauget voit son territoire de plus en plus prisé par les Lyonnais. Interview et explications…

Comment se portent les ventes immobilières dans le Nord-Isère ? On dit que les perspectives ne sont pas forcément bonnes ?

Sur le marché de l’ancien, 2017 avait été exceptionnel ! 2018 s’est maintenu, les taux d’intérêts, bas, favorisant le marché. En ce début 2019, je n’ai pas encore de statistiques, seulement mon ressenti professionnel, mais je peux vous dire que c’est un début d’année en fanfare ! On peut toujours mettre en avant cette proximité lyonnaise, mais on annonce aussi une remontée des taux d’intérêt à la fin du semestre qui prête à croire que les gens se précipitent pour faire affaire. L’avenir me donnera-t-il tort ou pas.., je redoute une baisse des ventes pour la fin d’année. Mais à l’heure actuelle, nous avons juste un problème de stock. Il y a eu tellement de transactions immobilières chez nous ces deux dernières années que les biens sur le marché sont devenus plus rares. C’est en tout cas ce que soulèvent certains agents immobiliers.

“Nous sommes sur 2018 à un prix médian de 3190 €/m2 pour un immeuble neuf à Bourgoin-Jallieu contre 3010 €/m2 en 2017, soit, une évolution de près de 6 %.”

Comment se fait-il que les ventes immobilières reculent du côté de l’Isère rhodanienne, notamment, alors qu’elles progressent du côté du Nord-Isère ?

Si l’une ou l’autre partie du territoire est grandement influencée par la métropole lyonnaise, l’Isère rhodanienne l’a été bien avant le Nord-Isère. Le marché, logiquement, s’y est intensifié plus vite. En réalité, le marché s’est d’abord densifié du côté de Vienne avant de venir explorer notre secteur à nous. C’est juste une question de chronologie. Pour autant, le volume de vente des maisons à certes diminué à Vienne, mais le prix de ces dernières a augmenté sur 2018. En outre, certains communes à proximité de Vienne se portent plutôt bien, telles que Le Péage-de-Roussillon, Valencin, Diémoz…

“DE JEUNES COUPLES QUI EMMÉNAGENT DANS LE NORD-ISÈRE SONT PRÊTS À FAIRE DES DIZAINES DE KILOMÈTRES EN PLUS POUR ALLER TRAVAILLER, JUSTE POUR BÉNÉFICIER DE CES PRIX PLUS ATTRACTIFS, MAIS AUSSI D’UNE QUALITÉ DE VIE DE FAMILLE PLUS APPRÉCIABLE !”

Jean-Philippe Pauget

Les prix de vente des appartements neufs sur le territoire ont augmenté de 4 % en 2018. Pourquoi ?

Sur Bourgoin-Jallieu, notamment, et l’Isère rhodanienne, il y a eu des programmes de constructions récents qui ont tiré les prix vers le haut. D’ailleurs, et par défaut, cela a mécaniquement fait baisser les prix dans l’ancien. Nous sommes sur 2018 à un prix médian de 3190 €/m2 pour un immeuble neuf à Bourgoin-Jallieu contre 3010 €/m2 en 2017, soit, une évolution de près de 6 %. Cela se développe aussi au niveau de l’Isle d’Abeau qui était, jusque-là, un peu moins prisé.

Quels sont avant tout les principaux critères qui font que les clients de la région lyonnaise achètent un bien en Nord-Isère ?

C’est simple ! Les prix ! Sur Lyon, les prix ne cessent d’augmenter, même s’ils semblent se stabiliser en ce début d’année ! Les primo-accédants n’ont même plus la possibilité de s’y loger. En revanche, à Bourgoin-Jallieu, le prix moyen d’une maison est de 207 000 € ; à Vienne, 246 000 euros, c’est bien plus abordable qu’à Lyon où, selon les secteurs, pour 300 000 €, vous n’aurez à peine qu’un T3 ! De jeunes couples emménagent dans le Nord-Isère et sont prêts à faire des dizaines de kilomètres en plus pour aller travailler, juste pour bénéficier de prix plus attractifs, mais aussi d’une qualité de vie de famille plus appréciable, avec un jardinet pour les enfants, un garage pour la voiture, etc. Dans le même temps, on voit repartir dans les centre-ville certains de nos retraités qui ne veulent plus s’encombrer avec un terrain à entretenir. Un cheminement de vie assez classique, finalement.

Le Nord-Isère connaît-il, comme Grenoble, des difficultés pour vendre ses gros biens ?

Les biens qui restent plus longtemps sur le marché sont, effectivement, les biens dont les prix excèdent les 400 000 €. Les acheteurs disposant de cette capacité d’achat préfèrent rester à proximité des centres d’intérêts. Ils sont moins prêts à faire les sacrifices que font les primo-accédants… On est simplement confronté à la loi de l’offre et de la demande.

Le Nord-Isère attire-t-il des investisseurs ?

Oui ! C’est le cas de Bourgoin-Jallieu, notamment, où il y a beaucoup de demande locative, mais c’est le cas aussi pour La Tour-du-Pin, Vienne… Le rapport locatif reste assez intéressant aujourd’hui en Nord Isère.

Quand on voit la difficulté que vit Grenoble où les prix de vente de ses biens immobiliers ont chuté de près de 4 %, être tourné vers Lyon, pour le Nord-Isère, n’est-il pas une chance ?

Pour moi, clairement, oui ! Grenoble commence à être un peu boudée aussi à cause d’un problème de desserte et le fait que la ville soit très enclavée, même si la qualité de vie y reste bonne. Ils n’arrivent pas à régler aussi, assez efficacement, le problème de la circulation. Je ne dis pas qu’il est toujours facile d’accéder non plus à Lyon, mais il n’y a pas de comparaison possible ! Enfin, les prix étant en moyenne plus élevés dans le sud de l’Isère, il est plus que normal que le Nord-Isère soit moins affecté aujourd’hui par l’évolution des prix.

Le Nord-Isère propose aussi de l’emploi !

Nous possédons en effet, chez nous, des facteurs économiques qui sont devenus de vrais atouts. Il y a d’abord cette zone du Parc de Chesnes qui dynamise le territoire, et, depuis bientôt un an maintenant, le Village de Marques de Villefontaine qui ajoute à la tendance et qui a un impact économique très positif sur le marché de l’emploi comme sur celui de l’immobilier. De grosses enseignes de la grande distribution se développent ici. Au final, c’est une vraie opportunité que d’être aux portes de Lyon. Nous sommes au coeur de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes et nous en profitons pleinement en jouant notre carte. À l’avenir, le rapprochement entre les agglomérations nordiséroise et lyonnaise, que l’on sent monter, nous rendra plus incontournable encore. Le soleil est au beau fixe, la question est de savoir si l’embellie que nous vivons sur le plan de l’immobilier va perdurer. Pour ma part et alors que, traditionnellement, les débuts d’année sont calmes, je signe de nombreux compromis chaque semaine depuis janvier.


Recueillis par Éliséo Mucciante


À lire également :
https://groupe-ecomedia.com/immobilier-le-nord-isere-mieux-cote-que-grenoble/


Cet article est paru dans votre magazine ECO Nord Isère du 1er mars 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, vous pouvez vous abonner ici.

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